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Payer plus parce qu'on est une femme : on appele ça la "taxe rose". Et elle est plus répandue qu'on ne le pense...

Dans certains rayons, être une femme coûte plus cher que d’être un homme. C’est le cas dans le domaine des cosmétiques et de la mode. En effet, à produit équivalent, les femmes payent parfois plus cher. Ce phénomène porte un nom : la taxe rose. En voici quelques exemples illustrés :

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Plusieurs associations féministes dénoncent cette situation et appellent à un changement.

Pour certains, cela n’a rien à voir avec de la discrimination et c'est simplement dû à une différence d’argent investi dans le marketing des produits orientés vers la clientèle féminine. Ce n’est pas l’avis de tout le monde : Sylvie Lausberg, présidente du conseil des femmes, affirme que la pression qui est faite sur les femmes concernant leur image les pousse à l’achat de produits cosmétiques. Il n’est donc, selon elle, pas logique que plus de dépenses en termes de marketing soient nécessaires pour les pousser à consommer ce type de produits. Sur ce thème, M. Jean-claude Jouret, professeur à l’IHECS et membre du jury de l’éthique publicitaire, va jusqu’à dire que les femmes sont en quelque sorte un public captif de ces produits à cause des exigences de la société sur leur apparence.

Quelle serait alors la solution pour changer les choses ? Toujours selon M. Jouret, un système de comparaison de ces produits serait le bienvenu, car si les effets sont les mêmes, les femmes ont tout intérêt à acheter les produits masculins. Du côté politique, il ne semble pas y avoir de projet pour y remédier. Toutefois, Stéphanie Wilmet, la porte parole du ministère wallon des droits des femmes et de l’égalité des chances, qualifie cette différence de prix d’"inégalitaire et d’injustifiée". Il tient donc aux consommateurs et consommatrices d’acheter des produits peu importe le genre auquel ils sont destinés...