Argent

La mesure qui fait frémir le secteur des producteurs d’alcool comme l’horeca entre donc en vigueur aujourd’hui. Cette décision avait été prise lors du conclave budgétaire du début d’année : augmenter les droits d’accises sur les alcools. Tous les alcools.

Lorsque le gouvernement avait annoncé cette hausse, tant l’horeca que les producteurs belges s’étaient indignés. D’une part, en raison de la hausse - conséquente - de ces accises. D’autre part, du fait de la baisse de consommation (de bière, - 17 % en dix ans) ressentie sur le marché belge.

En effet, alors que les brasseurs avaient été préservés durant vingt ans, voilà que l’État leur impose coup sur coup deux hausses des taxes, la première ayant eu lieu le 1er janvier dernier (+ 12 %).

Il y a quelques mois, il n’en a pas fallu plus pour que ce secteur, allié à celui de l’horeca, signe une carte blanche et enjoigne au gouvernement belge de protéger ce secteur, reconnu internationalement.

Prenant à partie les exemples des pays voisins, positifs et négatifs, ils réclament davantage de soutien, comme en Allemagne par exemple, où les taxes sont bien moins élevées. Ce qui n’a pas empêché certains producteurs d’augmenter leurs prix dès l’automne prochain.

Au contraire de la France , où les accises avaient été augmentées de 160 %. Avec pour conséquence une baisse drastique de la consommation de bière… sachant qu’il s’agit du marché principal d’exportation pour les producteurs belges.

En vain. L’État espère désormais récupérer un peu moins de 50 millions d’euros cette année et un peu plus du double l’an prochain. Ce que les brasseurs réfutent, baisse de consommation faisant foi.

En attendant, cette hausse des accises devrait surtout peser sur les petits producteurs d’alcool, les cavistes, etc. Et des hausses de prix ne sont, à terme, pas à exclure. La dernière hausse majeure en date avait été celle d’AB InBev, suivie de son principal concurrent Alken-Maes.

Et justement, cette hausse des prix s’est révélée payante pour le groupe AB InBev, au vu de ses derniers résultats financiers. Le chiffre d’affaires a en effet augmenté, malgré la baisse de consommation.