Auto-moto L’imminent durcissement de la fiscalité concernant ces autos en est la cause.

C’est le grand rush Les concessions automobiles belges voient leurs carnets de commandes de véhicules plug-in hybrides exploser. Pourquoi cette précipitation sur les hybrides rechargeables, des véhicules qui combinent un moteur thermique (essence le plus souvent, diesel parfois) avec une batterie électrique rechargeable anuellement (sur borne ou prise) La raison est à aller chercher du côté du gouvernement fédéral, et plus précisément du ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (NVA).

Celui-ci a récemment débuté un virage à 360 degrés concernant la fiscalité de ces fameuses plug-in hybrides. L’intention du gouvernement Partir à la chasse contre les fausses plug-in hybrides, celles qui, selon les critères durcis qu’il entend mettre en place, ne seraient plus à considérer comme jouant crânement la carte écologique. Et dont la petite batterie intégrée serait, aux yeux du fédéral, plus là pour l’esbroufe greenwashing et l’avantage fiscal que pour le bien de la planète.…Et si c’est le rush, nous confirme-t-on par exemple chez BMW ou Mercedes, plus gros vendeurs de plug-in hybrides du pays, c’est parce que le nouveau cadre fiscal entrera en vigueur pour tout achat à compter de ce 1er janvier 2018.

Jusqu’ici, un plug-in hybride déverrouillait l’accès à une superdéductibilité de 80 à 90 %. Ce qui en avait fait un choix très plébiscité des sociétés encore trop frileuses pour se lancer dans l’aventure 100 électrique.

Les chiffres que la Febiac sont très clairs sur l’ensemble de 2016, il s’est écoulé moins de plug-in hybrides (6.929 unités) que ur les neuf premiers mois accomplis de 2017 (8.726). Qui achète ce type d’autos Très clairement des entreprises, vu la fiscalité des sociétés avantageuse à leur égard 94 % des ventes de plug-in hybrides sont l’apanage des entreprises. es véhicules hybrides représentent actuellement 4,3 % du marché de l’automobile. Ce segment a enregistré une croissance annuelle moyenne de 35 % au cours des quatre dernières années. Actuellement, 47 % des nouveaux véhicules hybrides immatriculés sont des modèles rechargeables.

Avec l’appui de termes comme fixation ou punition, les fédérations du secteur de la mobilité montent au filet contre ce projet de réforme. "Les énormes investissements consentis par le secteur automobile en faveur des technologies propres méritent d’être pris en considération et encouragés, également sur le plan fiscal, note Luc Bontemps, administrateur-délégué de la Febiac. L’automobiliste reste sensible à cet argument, qui permet d’accélérer la croissance du marché que nous observons tous. Personne ne sort gagnant d’une politique stop-and-go. Le message transmis aujourd’hui est en contradiction totale avec l’ambition exprimée précédemment de passer le plus rapidement possible à l’électrique."

Les gros SUV Premium dans le viseur des élus

Quel critère la classe politique a-t-elle déterminé pour revoir la taxation des Plug-In Hybrid ? Le… poids. Ou plutôt, le ratio entre la capacité de la batterie et le poids du véhicule. Dans une première version du projet, très stricte, ce ratio devait être de minimum 1 kWh par 100 kg, dévoilait L’Echo. Le gouvernement aurait finalement prévu d’adoucir ce ratio, à 0,6 kWh par 100 kilos.

Concrètement : un SUV luxueux Plug-In Hybrid de 2,5 tonnes devra désormais embarquer une batterie de minimum 15 kWh pour pouvoir continuer à profiter de la déductibilité fiscale. Le Mercedes GLC 350e (2025 kg, batterie de 8,7 kWh), le BMW X5 (2,3 tonnes, batterie de 9 kWh), le Volvo XC90 (2,3 tonnes, batterie de 9 kWh)… Tous recalés ! Or, ces trois modèles représentent à eux seuls 3.300 Plug-In Hybrid écoulés sur les 8.726 vendus en 2017. Soit 38 % des ventes totales…

On est clairement sur une cible de gros véhicules luxueux, à la touche écologique trop faible aux yeux des autorités. D’après BMW, en évidente opposition avec cette réforme fiscale, seuls quatre modèles du marché actuel y survivraient. La Porsche Panamera, l’Audi Q7 e-tron, la Kia Optima et la Mitsubishi Outlander.