Auto-moto Assurer le véhicule sur base du prix d’achat est possible. Est-ce une bonne idée ?

Peut-être avez-vous profité du dernier salon de l’auto pour acheter un nouveau véhicule.

Et comme la plupart des Belges, vous comptez blinder votre achat en prenant une assurance omnium, qui couvre les dégâts matériels de votre véhicule même si vous êtes en tort. Histoire de ne pas voir quelques dizaines de milliers d’euros s’envoler en fumée en cas de gros crash.

Il y a, en fait, plusieurs possibilités sur le marché : vous pouvez assurer la valeur catalogue de votre nouveau véhicule ou le prix réellement payé, qui peut parfois être bien inférieur au prix de référence.

AXA propose même une troisième voie, soit la possibilité d’assurer votre voiture à une valeur comprise entre valeur catalogue et prix réellement payé, valeur que le client détermine.

Quelle formule privilégier ?

"Du fait que les clients négocient souvent des rabais importants, la valeur facture est nettement inférieure à la valeur catalogue officielle. Pour les véhicules d’occasion aussi, la différence entre la valeur catalogue et la valeur facture est significative", souligne Brigitte Grandjean, du service communication d’Allianz. "Dans ces cas, cela vaut la peine d’assurer avec la valeur facture qui est plus basse car cela permet d’économiser 5 à 10 % sur l’assurance."

Une excellente remise peut aussi, estime Belfius Insurance, justifier une couverture basée sur la valeur catalogue du véhicule . "En cas de perte totale, le client bénéficiera d’une indemnité plus importante, lui permettant de racheter un véhicule même sans toutes les réductions qu’il a reçues lors de l’achat", relève Roxane Reiner, porte-parole. Si vous crashez votre véhicule en juin, rien ne dit, en effet, que vous bénéficierez de conditions aussi avantageuses que lors du salon de janvier.

"Nos client optent en majorité pour le prime omnium basée sur la valeur catalogue qui génère un montant de prime certes plus élevé, mais aussi une indemnisation plus élevée en cas de perte totale", remarque pour sa part Olivier Halflants, Directeur Assurances Non-Vie de Fédérale Assurance.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

"En cas de dommages réparables, il n’y a aucune différence entre les deux formules. Pour cela, la différence de prix entre les deux formules n’est pas énorme. Après tout, le risque d’une perte totale est assez petit", explique Bart Walraet, porte-parole chez Baloise.

Ainsi, chez AXA, les pertes totales ne constituent qu’environ 7 % des sinistres en garantie dégâts matériels. Les pertes totales représentent 10 % des sinistres omniums chez Allianz.


La prime qui évolue avec l’âge de l’auto

Toutes les compagnies d’assurance ne proposent pas forcément les deux types d’omnium.

"On ne rend donc pas spécialement un service à son client en l’assurant pour une moindre valeur", souligne-t-on chez Generali, rappelant que l’acheteur n’est pas certain de retrouver des conditions aussi favorables que lors du salon.

Ethias étudie pour sa part la formule basée sur le prix réellement payé. La compagnie l’implémentera "pour autant que le client y trouve un intérêt et sans qu’il ne soit lésé en cas de sinistre", selon Benoît Rigo, attaché de presse.

AG Insurance, pour sa part, le propose désormais à ses clients.

Il est aussi possible de faire évoluer favorablement sa prime omnium en optant pour des formules à prime dégressive, comme le groupe P&V ou encore Touring-Assurances le proposent. "La prime évolue avec l’âge du véhicule et ce dès la première année, contrairement à d’autres assureurs dont la prime se base uniquement sur la valeur à neuf du véhicule", rappelle Hans Vranken, CEO.

La prime de l’omnium évolue également en fonction du nombre de kilomètres parcourus.