Auto-moto Dans un panel si vaste, il ne peut pas y avoir que des fous du volant… Retour sur la folle success-story du petit boîtier.

Coyote, en Europe, c’est une affaire qui roule. Et en Belgique ? Une affaire qui fonce !

Lancé il y a cinq ans, le petit avertisseur de radars s’est taillé une place de choix dans l’habitacle des véhicules belges : "Sur les quelque 5.000.000 de voitures qui composent le parc roulant en Belgique, Coyote est présent dans 525.000 autos", détaille Vincent Hébert, directeur général de Coyote Benelux. Le calcul est donc aussi enfantin que frappant : un automobiliste sur dix, en Belgique, s’est fait mordre par le Coyote.

"C’est même plus, reprend Vincent Hébert, puisqu’il faut ajouter ceux qui ont un abonnement Coyote sur smartphone, via l’application iCoyote. Ils sont, eux, 400.000. Mais ce ne sont pas 400.000 abonnés supplémentaires puisque beaucoup d’utilisateurs du boîtier utilisent également l’appli. Nous sommes en train de trier, en ce moment, notre base de données et sur les 300.000 abonnements smartphones déjà dépouillés, 130.000 sont des utilisateurs uniques, qui n’utilisent pas le boîtier."

En extrapolant à peine, nous sommes donc autour des 700.000 Belges utilisateurs du système, familiers au célèbre triple bip, à l’approche d’un radar fixe, mobile, ou d’une perturbation sur la route…

Une performance de premier ordre, qui fait de la Belgique non pas en volume, mais en taux de pénétration, le marché où Coyote est le mieux arrimé !

"Il est vrai qu’en France, pour 33 millions de véhicules, nous avons vendu 1,7 million de Coyote. C’est bien, mais la Belgique, c’est plus fort, tout à fait particulier. On a beau penser que les deux Communautés belges, avec le français et le néerlandais, représentent un obstacle pour une entreprise commerciale, nous sommes ravis de constater que c’est en Belgique que Coyote a bénéficié du meilleur… bouche-à-oreille."

Cette croissance rejaillit sur bien des plans : rien que ce mois, la firme française a ouvert trois Coyote Store en Belgique ! Dont le premier point de vente en Flandre, à Anvers. Bruxelles, Liège et Wavre, siège de Coyote Belgique, complètent cette offre.

Par ailleurs , le dernier produit lancé il y a deux mois, novateur puisque c’est la première fois que Coyote ajoute la navigation GPS à ses services usuels, "est déjà un succès, qui a même été victime de rupture de stock dans les premières semaines…"

La clé de ce succès multitêtes ? "Sans aucun doute notre communauté. Chaque utilisateur de Coyote est un éclaireur, qui peut signaler un radar ou une perturbation (bouchon, conducteur fantôme, accident, etc.). Fiable et active, notre communauté, qui ne cesse de grandir, permet de quadriller nos routes en temps réel. Nos autorités ne s’y sont pas trompées, puisque non seulement nous collaborons avec le centre Perex à qui nous fournissons nos données, mais la police a également, depuis quelques mois, totalement la main sur notre système, et peut décider d’envoyer, sur tous les Coyote à proximité de telle ou telle zone, un message Info Police qu’elle juge pertinent, quand elle le désire…"

Pour autant, le système n’est pas parfait. Ceux qui y sont réfractaires lui reprochent deux choses : primo, son image de gadget indispensable pour les fous du volant. "C’est un débat qui n’a plus lieu d’être pour nous. Les ajouts apportés à nos boîtiers prouvent que notre préoccupation, c’est de rendre la conduite plus confortable et la route plus sûre. Pas d’éviter les amendes dues aux flashes !" Deuzio, c’est le coût de l’utilisation du service. Pas tant à l’achat qu’à la mensualité (l’abonnement Coyote est à 144 € pour un an). Un prix relativement coquet, d’autant que d’autres proposent un service apparenté à Coyote et… gratuit. Comme l’application Waze…

Mais l’on ne peut donner tort à Vincent Hébert dans sa ligne de défense : "En matière d’avertisseurs de radars physiques, nous n’avons pratiquement plus de concurrence. Pour ce qui est des services gratuits comme certaines apps, aucune ne peut prétendre à la même qualité que celle de notre communauté. C’est là que le modèle payant prend tout son sens : c’est parce qu’ils payent que nos utilisateurs se sentent impliqués, et appliqués. Puis, le taux de renouvellement de nos abonnements est extrêmement élevé : 97 % ! C’est bien la preuve que nos clients y trouvent leur compte…"

Du coup, Coyote ne compte pas s’arrêter : "On ne devrait pas tarder à ouvrir notre cinquième magasin Coyote en Belgique francophone. Et dans les mois qui viennent, un nouveau produit, très attendu, arrivera…"


Une fois pour toutes, quid de la France ?

"L’affaire a beau avoir éclaté il y a trois ans et être réglée depuis deux ans et onze mois, on nous en parle toujours aujourd’hui…", concède Vincent Hébert, directeur de Coyote Benelux. L’affaire, c’est la tentative d’interdiction du Coyote par le gouvernement français.

Un projet qui n’a jamais abouti. "Une fois pour toutes, donc : Coyote, en France, c’est 100 % légal. La seule différence avec une utilisation sur les routes belges, c’est qu’une fois passée la frontière, un Coyote belge va entrer en mode France. Qu’est-ce que ça change ? Presque rien. Toutes les fonctionnalités habituelles sont utilisables, la seule chose qui change, c’est qu’on ne dit plus avertisseur de radars mais assistant d’aide à la conduite. Et qu’un radar ou une perturbation sera signalée comme zone de danger. C’est de la pure sémantique !"

De quoi rassurer définitivement les nombreux vacanciers qui prendront le volant ce week-end encore, sur la route du soleil comme du retour au pays. Pour rappel, Coyote est parfaitement légal partout en Europe, sauf dans deux pays : l’Autriche et la Suisse.