Auto-moto Même le transport d’un dispositif avertisseur de radars y est interdit.

Sur la route des vacances, on est parfois tenté d’appuyer sur le champignon pour arriver à destination. Mais les autorités veillent, que ce soit via des dispositifs fixes ou mobiles, pour flasher les automobilistes ignorant les limitations.

Pour éviter de se faire prendre, nombreux sont les chauffeurs (chauffards) à employer des dispositifs avertisseurs de radars, Coyote et autres applications, dispositifs signalant les contrôles fixes ou mobiles, tolérés ou autorisés dans certains pays, mais pas partout.

Ainsi, si vous projetez de vous rendre en Suisse ou d’emprunter ses routes pour vous rendre sur votre lieu de villégiature, mieux vaut savoir que la loi y est très stricte. "La loi est très claire, explique-t-on du côté de Touring Club Suisse. Selon l’article 98A, il est interdit d’importer, d’emporter, d’utiliser, de promouvoir, d’installer, de transmettre tout dispositif de signalement des dispositifs de contrôle de radars ou de contrôles de police. Dans la loi, tous les termes ont été utilisés pour interdire totalement ces appareils sur le sol suisse."

En clair, même au fond de votre valise ou via une application cachée dans votre smartphone, les détecteurs de radars sont proscrits en Suisse.

Et braver l’interdit peut vous coûter très cher. C’est la mésaventure vécue par cet automobiliste belge, passé par la Suisse pour se rendre en Italie. Alors que son Coyote était dans sa valise, au fond du coffre, il a eu affaire aux douaniers suisse. Lorsqu’ils lui ont demandé s’il n’avait rien à déclarer, il a répondu, de bonne foi, par la négative. Suite au contrôle des bagages, les douaniers sont tombés sur son Coyote. PV dressé, il en a eu pour 600 FS d’amende (près de 580 €). "C’est la règle, confirme le Touring Club suisse. Comme on a coutume de le dire, nul n’est censé ignorer la loi. L’amende, en pareil cas, peut aller de 600 à 1.000 FS. Elle varie de canton en canton."

Alors, si vous projetez de passer par la Suisse, mieux vaut laisser votre avertisseur de radars à la maison ou, comme le recommande le Moniteur automobile, l’envoyer par la poste sur votre lieu de résidence. Ou le laisser en consigne à la frontière…

D’autant que si vous ne pouvez pas payer, cette amende peut être convertie en jours de prison. "Si vous transportez plusieurs Coyote pour en faire le commerce ou les offrir à des amis en passant par la Suisse, l’amende risque d’être très sévère. Et si vous n’êtes pas en mesure de payer,, la case prison vous attend", conclut Touring Club Suisse, précisant que ces dispositifs sont quasiment inconnus des automobilistes du pays.


"De l’excès de zèle !"

"C’est la première fois que nous entendons parler d’un cas pareil, nous a rétorqué Coyote Belgique. Pour nous, la police suisse a, dans le cas présent, fait preuve d’un excès de zèle : il est évident, avec un appareil éteint, rangé au fond de sa valise, elle-même hors d’accès car placée dans son coffre, que l’utilisateur n’avait aucune intention d’utiliser son avertisseur de dangers sur le territoire suisse. Lorsque l’appareil est éteint et rangé dans le coffre, la douane n’a normalement pas le droit de verbaliser le voyageur. Il s’agit donc d’après nous d’un cas isolé qui a peu de chances de se reproduire." Coyote rappelle enfin communiquer proactivement vers ses utilisateurs (newsletter à l’entame des vacances, site Web) sur les pays où son système est autorisé, à savoir la Belgique, la France, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et la Pologne.