Auto-moto Il utilise, pour ses déplacements officiels, un produit purement russe, avec des airs de Rolls quand même et un moteur V12 développé par Porsche…

Si vous venez de lire l’article qui présente le nouveau SUV Rolls Royce, vous ne manquerez pas de constater l’air de famille que présente, avec une Rolls-Royce, la voiture utilisée tout récemment par Vladimir Poutine lors des cérémonies couronnant sa… quatrième investiture au Kremlin.

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Première particularité, elle n’a pas de prix, du moins pas encore, puisque c’est l’État russe lui-même qui a financé le projet, à concurrence de 12,4 milliards de roubles (ou 165,6 millions d’euros) dans l’Institut central de recherche scientifique et automobile, situé à Moscou.

Cette luxueuse limousine, de près de 6 mètres de long, fait partie d’une gamme dénommée Aurus, laquelle se décline tant en version berline, qu’en SUV ou encore en monospace. Les premiers véhicules sont sortis des chaînes de montage fin de l’année dernière., mais il devrait en être produits pas moins de 5.000 d’ici deux ans pour un prix (parce qu’il faudra bien en fixer un) équivalent à celui d’une Bentley ou d’une Rolls. Reste à savoir si les nouveaux riches russes préféreront un produit Made in Russia à ceux, bien (plus) tentants, du monde capitaliste de toujours.

On notera quand même que si le fameux institut revendique des pièces et une main-d’œuvre russes pour cette voiture, il concède avoir eu l’aide de spécialistes de la marque Porsche pour affiner au mieux le moteur V12 qui équipe ce modèle exclusif (surtout au niveau de la finition intérieure et du… blindage !).

D’une certaine manière, Vladimir Poutine renoue avec les habitudes des hauts dignitaires du régime soviétique, lesquels refusaient de parader dans les prestigieuses voitures (allemandes) si prisées de l’autre côté du Mur et des frontières de l’Ouest. Ils leur préféraient alors les limousines Zil, apparues dans les années 50.

Pour la petite histoire, on rappellera que le camarade Lénine avait lui préféré garder la voiture confisquée à la famille impériale évincée. Une Rolls-Royce Silver Ghost pour ne pas la nommer. Son camarade successeur Joseph Staline optant lui pour une moins glorieuse Zis 110 aux origines Packard (quand même !).