Auto-moto Depuis vendredi dernier, les constructeurs doivent se montrer plus réalistes dans le calcul des consommations

Le fameux cycle de consommation NEDC, instauré en 1970, passe enfin à la trappe ! Les limites de ce cycle normalisé, bien trop éloigné de la vraie conduite, ont poussé le législateur à adopter un protocole de tests plus réalistes. Ainsi est né le WLTP (pour Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures), complété de mesures RDE en conditions réelles. Plus exigeant, il est devenu, depuis le 1er septembre 2017, le mètre-étalon pour l’homologation de la consommation officielle des nouvelles voitures.

Est-ce que cela va tout arranger ? Non bien sûr, car les constructeurs ont plus d‘un tour dans leur sac pour optimiser les valeurs de consommation de leurs produits, et, selon les estimations de l’ONG Transport&Environnement, les chiffres WLTP seront encore loin de la réalité, 23 % inférieurs à la moyenne en conditions réelles selon cette source.

Aucun monde n’est parfait , mais certains le sont plus que d’autres. Et les limites du NEDC ont encore été soulignées par le scandale du dieselgate révélé aux États-Unis. Depuis le 1er septembre donc, les véhicules d’un nouveau type doivent démontrer qu’ils respectent la norme Euro 6, non seulement sur les bancs de test en laboratoire, mais aussi sur route, en conditions réelles de circulation.

Dans un premier temps, la confusion risque de régner pour le consommateur. Il sera difficile de comparer des véhicules de catégorie équivalente mais homologués sous l’ère du cycle NEDC ou WLTP (+ RDE). La durée comme la vigueur des phases d’accélération, le moment des changements de rapports, la vitesse du véhicule, l’usage du climatiseur… tout change dans la manière de tester une voiture. Résultat, un même véhicule testé avant ou après le 1er septembre 2017 verra sa consommation moyenne varier sensiblement, tout comme son taux moyen d’émission de CO2. À charge pour les constructeurs d’indiquer clairement si les chiffres correspondent au cycle WLTP ou bien NEDC.

Mais la situation s’éclaircira dans un an, quand le nouveau cycle sera appliqué à tous les véhicules neufs, y compris ceux homologués avant le 1er septembre 2017. En d‘autres termes, les constructeurs et les organismes nationaux d’homologation ont 12 mois pour évaluer les performances de centaines de modèles. Du boulot en perspective !