Auto-moto

Une douzaine de contrats ont déjà été signés par Jean-Michel Martin

BRUXELLES Cela fait dix ans que Jean-Michel Martin, en plus d’être un concessionnaire BMW, est l’importateur d’Alpina en Belgique. Alpina qui, rappelons-le, est une marque à part entière, le seul label indépendant reconnu officiellement par BMW.

Au salon, dans le palais des dreams cars, Alpina présentait la D5 Biturbo, considérée comme la nouvelle référence du segment des berlines premium sportives à moteur Diesel. Elle est créée sur base de la BMW 535d.

À qui s’adressent les Alpina ? “A une catégorie de gens qui veulent une voiture exclusive, sportive et discrète, explique l’ancien quadruple vainqueur des 24 Heures de Spa. Un véhicule entre le sportif extrême et l’originalité discrète.”

Cependant, la véritable originalité du stand de Jean-Michel Martin, c’était la Fisker Karma.

Fisker, c’est une marque née il y a quatre ans, en Californie. Du nom d’Henrik Fisker, le célèbre designer danois à qui l’on doit, notamment, les spectaculaires Aston Martin DB9 et Vintage V8, l’Artega ou BMW Z8.

La Fisker Karma, dévoilée en 2008 comme concept, est, aujourd’hui, une réalité commerciale basée sur une stratégie pragmatique : développer en interne les composants à haute valeur ajoutée et acheter les autres à de grandes marques.

Actuellement, la Fisker Karma est produite en Finlande, sur la chaîne de Valmet qui construit aussi les Porsche Cayman et Boxster. Mais Fisker Automotive a racheté et modernisé l’ancienne usine GM de Wilmington, dans l’État américain du Delaware. Il y investit massivement et y produira ses futurs modèles.

En attendant, la Fisker Karma ne se contente pas d’un look d’enfer.

Technologiquement, elle est particulièrement intéressante : c’est une hybride plug-in, dont le bloc thermique prend le relais du moteur électrique au terme des 80 kilomètres d’autonomie. Avec ses 408 chevaux et son couple phénoménal de 1.330 Nm, elle rassemble donc les performances d’une Grand Tourisme à moteur V8 et la consommation d’une petite hybride (3,5 l/100 km, soit 51 g CO2 /km).

Jean-Michel Martin explique pourquoi il a voulu lancer la Fisker en Belgique : “J’ai trouvé que le projet Fisker était, à la fois, original et très sérieux. Les concepteurs ont l’ambition et les moyens. J’ai pensé que c’était le moment d’investir dans le grand public. Le respect de l’environnement peut être compatible avec le plaisir de l’automobile, cette auto le prouve. Généralement, on part du bas vers le haut, ici on fait le contraire.”

Sans concurrence dans son domaine – la Tesla, qui était sa voisine de stand, est une full électrique –, elle connaît un début de carrière intéressant : “Le public réagit beaucoup et bien. Au-delà de la curiosité, il y a une envie réelle de passer à l’achat. D’ailleurs, nous avons déjà signé une douzaine de contrats.”

C’est ce qu’on appelle un départ sur les chapeaux de roue !



© La Dernière Heure 2012