Auto-moto La F50 qui a appartenu au boxeur vient d'être vendue à un prix astronomique

La folie des voitures anciennes atteint des sommets difficilement quantifiables. Dans ce cas-ci, deux phénomènes s'accumulent et cela donne un prix astronomique pour une voiture de 22 ans à peine. D'une part, on sait que lorsqu'une Ferrari sort (neuve) d'une concession, elle prend déjà automatiquement de la valeur (c'est la loi de la rareté!). Mais si, en plus, cette même Ferrari appartient ou a appartenu à une célébrité mondiale du genre Mike Tyson, c'est d'un véritable uppercut que sa valeur s'envole!

En outre, cette F50, il n'y a eu que 349 de produites! Les riches collectionneurs sont donc à l'affût de cette véritable F1 de la route, munie d'un V12 atmosphérique de 4,7 litres qui délivrait 520 chevaux à 8.000 tr/min dans un hurlement mis ici en évidence par un échappement Tubi. Capable d’atteindre les 100 km/h en moins de 4 secondes, pour une vitesse de pointe de 325 km/h, la F50, à boîte manuelle, fût pourtant critiquée à sa sortie, car elle était moins dynamique et incisive que le modèle précédent, la F40. Aujourd'dui, toutefois, la F50 (dont on pouvait déposer le toit pour mieux entendre le rugissement du moteur!) est bien plus recherchée, car plus rare encore, que la F40.

La preuve, cette auto que Myke Tyson avait acquise (en même temps qu'une Ferrari 456 GT, au diable l'avarice!) en 1995, en Californie, qu'il a (surtout) gardée dans son garage avant de la revendre (avec moins de 8.000 bornes au compteur) à un second propriétaire (lequel s'est fendu de 1.280 km supplémentaires!), vient d'être vendue, la semaine dernière, pour la modique somme de 2,64 millions de dollars (près de 2,5 millions d’euros) lors de la vente aux enchère de RM Sotheby’s à Amelia Island, aux Etats-Unis!

Inutile de préciser que le second propriétaire de la voiture est aux anges. Mais peut-être un peu moins encore que le nouvel acquéreur, lequel pourrait bien avoir flairé la bonne affaire, s'il a la patience d'attendre encore quelques années, tout en osant (quand même) faire faire à la voiture quelques kilomètres supplémentaires.

Et la morale dans tout ça? Ben, elle est financière: l'argent va... à l'argent!