Auto-moto Développement majeur de la petite anglaise du Groupe BMW: un étonnant cabrio!

MARSEILLE Aujourd'hui, on peut affirmer que la nouvelle Mini est une réussite commerciale, mais les choses n'étaient pas aussi évidentes au départ. Il fallait totalement remplacer une voiture de légende, qui ne convenait plus aux exigences dans le domaine du confort et de la sécurité mais il fallait, aussi, en conserver les caractéristiques qui firent son succès. Ce fut une réussite, partout, et notamment chez nous, surtout avec l'arrivée de la version diesel de la One. On en est actuellement, chez nous, à 600 ventes de One, 700 de Cooper, 800 de One D et nettement moins de Cooper S, mais, sur l'ensemble de la production, la S se vend aussi bien que la One (25% chacune) pour 50% à la Cooper S. Au total, on n'est plus loin du demi-million d'exemplaires vendus dans le monde depuis la renaissance de la marque, en 2001.

Trois versions

Ce succès est d'autant plus remarquable que la Mini n'est pas et ne veut pas être une voiture bon marché. Comme ses grandes soeurs BMW, et, évidemment, le navire amiral du groupe, Rolls-Royce, elle se veut, avant tout, auto de standing.

Ce premier pari gagné, les dirigeants de BMW se sont attelés à un autre: la diversification de la marque. Après le diesel, et avant d'autres versions (on parle d'un break, d'un monospace, voire un 4x4), voici le cabriolet. Jamais vu à l'époque de la Mini historique. Et bien oui, la capote lui va bien! Ses concepteurs l'ont voulue imposante pour que, fermée, elle conserve les formes cubiques de la berline. A noter, dans les plus, la polyvalence d'emploi puisque le système permet une position toit ouvrant, ou alors le décapotage complet, la capote se posant sur l'arrière du véhicule, à la manière des calèches.

Tout ceci ne prend que quinze secondes et ne nécessite qu'une pression sur un bouton. Le côté quelque peu négatif de la chose, c'est, surtout, le manque de vision arrière, l'exiguïté du coffre (120 litres en position cabriolet), et des places arrière vendues comme deux vraies places d'adultes, mais qui tendent, malgré tout, vers le 2+2.

Nous n'avons, malheureusement, pas pu essayer la One, qui sera pourtant disponible dès le mois de juillet comme la Cooper, la Cooper S étant prévue dans quatre mois. Dommage, mais la Cooper, malgré un petit manque de rigidité, et une bonne centaine de kilos de plus que la berline, se comporte pratiquement aussi bien que la berline. Et pourtant, l'itinéraire choisi, le massif de la Sainte Beaume et la fabuleuse route des crêtes, était un cadeau pour le pilote, mais pas pour la voiture: on a rarement vu parcours aussi exigeant!

Bref, les quelques petits inconvénients cités plus haut (seule la visibilité est un vrai défaut), le cabriolet Mini offre suffisamment de qualités pour connaître le succès. A commencer par l'incomparable plaisir de conduite et un look vraiment craquant.

Le prix? Il sera très raisonnable... par rapport à la berline du moins: 18.950€ pour la One, 21.400 pour la Cooper et 26.950 pour la Cooper S. Il s'agit, comme pour la berline, de trois moteurs de 1.6, mais qui développent, respectivement, 90, 115 et 170 chevaux. Il faut savoir que l'acheteur moyen de Mini dépense 21.000€ pour l'achat et 2.500€ pour les options.

© La Dernière Heure 2004