Auto-moto

Elle s'appellera donc Taycan, cette Porsche électrique de demain (2019) qui jusqu'ici portait le nom de Mission E



Le 8 juin 1948 sortait d’un petit atelier autrichien la première voiture portant le nom de Porsche. C’était il y a 70 ans. Pour célébrer dignement l’événement, la prestigieuse marque allemande avait réuni la semaine dernière quelques centaines d’invités triés sur le volet au QG de Zuffenhausen, un quartier de Stuttgart, et leur avait réservé quelques surprises.

La plus attendue était la révélation du (vrai) nom de la future voiture électrique, à sortir fin 2019, connue jusqu’ici comme la Mission E : la Taycan, référence à un “jeune cheval vaillant”, sachant que l’emblème Porsche a toujours comporté un cheval… cabré (si, si !).

Si la 911 (suivant la 356) avait marqué un tournant dans le monde de la voiture sportive, la Taycan, pour Porsche, fera également date dans l’histoire de la marque, se voulant référence absolue en matière de véhicule électrique, sportif et à zéro émission directe.

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Pour cette nouvelle stratégie, Porsche s’est donné les moyens de ses ambitions en transformant littéralement son unité de Zuffenhausen, démolissant plusieurs bâtiments (coût 50 millions d’euros) pour en reconstruire 3 nouveaux (budget total du projet : 700 millions), flambant neufs, pour la Taycan et les voitures à suivre, puisqu’une véritable gamme de voitures électriques verra le jour au fil des années, sur ce site, un Cross Utility Vehicle (ou CUV) étant déjà sorti des cartons.

Les chiffres qui touchent à cette transformation donnent le tournis : 28.000 camions ont évacué les gravats des immeubles démolis, 112.000 tonnes de béton ont été coulées, 38.000 tonnes d’acier ont été utilisées pour les structures, 2.000 ouvriers sont à pied d’œuvre et quelque 1.200 employés ont été engagés rien que pour ce projet, dans une région d’Allemagne où règne déjà le plein-emploi !

La Taycan, dont le concept remonte à 2015, c’est, en résumé, 2 moteurs sur les essieux avant et arrière, une batterie (LG) de 800 Volt, une puissance de 600 ch, le 0 à 100 en 3.5 secondes et 500 km d’autonomie. Des protos tournent déjà sur routes et circuits depuis un an et demi. Il en sera produit 20.000 la première année et “la voiture fera des bénéfices dès le premier jour,” nous a-t-on assuré. Pas question une seconde de vendre à perte au début juste pour être présent sur le marché…