Auto-moto

Comme toutes les années impaires, c’est le petit Salon de l’auto qu’accueillent les palais du Heysel. Petit, vraiment ?

BRUXELLES Contrairement à ce que son appellation officielle à rallonge (Salon des utilitaires légers, véhicules de loisirs, motos et vélos) laisse sous-entendre, le rendez-vous des années impaires est traditionnellement qualifié de “petit Salon”.

Un terme péjoratif assez mal choisi, selon les organisateurs de l’évènement. “La seule raison qui pourrait rendre ce rendez-vous plus petit, c’est uniquement sa durée”, affirme Christophe Dubon, conseiller communication de la Febiac.

Il dure effectivement deux jours de moins que le salon traditionnel des années paires. “S’il fallait vraiment choisir un qualificatif, on préférerait retenir le terme de salon de la diversité.”

Il est vrai qu’entre les véhicules utilitaires, les motos mais aussi les voitures de rêve et les vélos, grâce aux deux expositions temporaires organisées, et même les camions et l’aviation légère… les domaines à découvrir sont nombreux !

Alors, concrètement, hormis la durée, qu’est-ce qui différencie le rendez-vous des années impaires ?

Officiellement, la règle imposée aux marques généralistes qui disposent d’une gamme d’utilitaires est la suivante : minimum 50 % des modèles exposés doivent être des véhicules utilitaires et 25 autres pour cent doivent être des véhicules de loisirs (soit des 4X4, SUV, breaks et monospaces).

Le dernier quart, seulement, peut être consacré aux autres types de véhicules (citadine, berline, coupé, cabriolet…). Raison pour laquelle certaines nouveautés, comme la Dacia Logan, par exemple, ne seront pas exposées à Bruxelles. “Pour respecter la règle des 50 % dédiés aux véhicules utilitaires, il a fallu faire un choix” , explique Véronique Weghsteen, de Renault/Dacia Belgique. “On exposera le Loddgy, le Duster et la nouvelle Sandero Stepway. Mais la Logan, il faudra la découvrir chez son concessionnaire.”

Un choix retenu par Chevrolet, d’ailleurs, qui ne participera pas à cette 91e édition du Salon de l’auto, comme l’explique Wilfried Liekens, directeur de Chevrolet Belgium : “Chevrolet ne disposant que d’une gamme limitée de véhicules utilitaires, pour nous, présenter un stand au salon n’a pas une grande utilité. Nous préférons nous servir de nos moyens financiers pour proposer des avantages attrayants à nos clients dans nos points de vente.”

Toyota a choisi une autre formule : n’exposer aucun utilitaire à Bruxelles afin de n’être inscrit que comme marque généraliste et échapper à la règle des 50 %. “C’est dommage, regrette Koen Dekoening, de Toyota Belgique, en dernière minute, nous avons appris que Toyota Europe nous proposait de dévoiler en première mondiale la camionnette ProAce à Bruxelles…”



© La Dernière Heure 2013