Auto-moto Un cadre a été interpellé aux États-Unis dans l’affaire sur le scandale des moteurs diesel truqués.

Un cadre de Volkswagen a été interpellé aux États-Unis dans l’affaire sur le scandale des moteurs diesel truqués, rapporte lundi le New York Times. Des agents du FBI ont arrêté samedi en Floride Oliver Schmidt, qui a dirigé le service de conformité réglementaire du constructeur automobile allemand aux États-Unis de 2014 à mars 2015, selon le quotidien américain.

Le groupe Volkswagen n’a pas confirmé ces informations, se contentant de réaffirmer sa coopération avec le Département américain de la Justice pour "résoudre les questions en suspens aux États-Unis". "Il ne serait pas approprié de commenter une enquête en cours ou de discuter de questions relatives au personnel", a ajouté le constructeur allemand.

Le premier constructeur automobile européen avait reconnu en septembre 2015 avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel, dont environ 600.000 aux États-Unis, d’un logiciel faussant le niveau réel d’émissions de gaz polluants pour les faire apparaître plus vertes qu’elles ne l’étaient vraiment.

Selon les autorités américaines, certaines de ces voitures émettaient jusqu’à 40 fois les normes autorisées d’oxydes d’azote. D’après le New York Times, les enquêteurs américains soupçonnent M. Schmidt d’avoir joué un rôle clé dans les efforts de Volkswagen pour masquer au régulateur américain cette fraude aux émissions polluantes.

La marque allemande, dont l’image a été abîmée par le scandale, a annoncé lundi une hausse de 3 % de ses ventes mondiales de voitures en 2016 (à 5,99 millions de véhicules), grâce à l’engouement des clients chinois. Mais aux États-Unis, ses ventes annuelles ont plongé de 7,6 % l’année dernière.

Plainte collective au Royaume-Uni

Des propriétaires de voitures du groupe Volkswagen au Royaume-Uni se sont par ailleurs associés à une plainte collective, afin de réclamer chacun des milliers de livres d’indemnisation pour avoir été trompés dans l’affaire du Dieselgate, a annoncé lundi un cabinet d’avocats.

Harcus Sinclair UK a souligné qu’il s’agissait de la première initiative de ce type dans le pays, où le scandale des moteurs truqués a concerné quelque 1,2 million de véhicules, de marque Volkswagen, Audi, Seat et Skoda.

Une dizaine de milliers de propriétaires se sont associés à cette plainte, selon la presse britannique.