Auto-moto Leur présence est légale mais ils doivent être assurés.

Les nouveaux engins de déplacement comme les monoroues, les hoverboards, les gyropodes ou encore les trottinettes électriques sont de plus en plus nombreux sur nos routes, sans que l’on en connaisse le nombre précis.

Et ils le seront sans doute encore plus à l’avenir, même si tous les usagers n’apprécient pas de côtoyer ce qu’ils considèrent être un gadget : 40 % des Belges aimeraient qu’ils soient interdits, selon une enquête de l’Institut belge de la sécurité routière (IBSR).

Ne leur en déplaise, ces engins ont tout à fait le droit d’être sur la route. "C’est légal", souligne Jean-François Gaillet, directeur du département innovation de l’IBSR.

Même pour le monoroue, à la suite d’une modification de la législation intervenue l’année dernière, rappelle le ministre de la Mobilité François Bellot.

Les conducteurs de ces engins sont toutefois rarement conscients des obligations qui leur incombent, notamment en matière d’assurances.

"Ils doivent donc être assurés, c’est-à-dire disposer d’une assurance RC qui couvre leur responsabilité civile en cas de dommages causés à un tiers", explique Lode Descamps, directeur chez AG Insurance.

"En principe, la RC familiale les couvre jusqu’à 18 km/h; au-delà de ce seuil, ils doivent souscrire une RC de type auto".

Afin d’éviter que ses clients n’y perdent leur latin, AG Insurance couvre désormais via l’assurance familiale tous ces engins pouvant rouler jusqu’à 45Km/h.

Mais voilà, bien peu de ces conducteurs en ont conscience : un usager sur deux ignore qu’il a besoin d’une telle assurance, selon cette même étude de l’IBSR. "Même au niveau des revendeurs, il y a une méconnaissance sur ce point", souligne encore Jean-François Gaillet.

Or, l’utilisation de ces engins est assez intensive et se déroule essentiellement dans le cadre d’un déplacement domicile-travail (2/3 des cas). L’usager moyen parcourt chaque semaine entre 50 et 90 kilomètres, selon cette enquête de l’IBSR. De quoi multiplier les risques de plantage et de sinistres.

L’IBSR plaide pour unifier les règles concernant ces nouveaux engins de déplacement et les vélos électriques, tous promis à un bel avenir en tant que "nouvelles solutions de mobilité" pour François Bellot.

Le ministre Bellot compte d’ailleurs réunir prochainement un groupe de travail chargé de se pencher, notamment, sur la définition de catégories en fonction de la vitesse de l’appareil ou encore de déterminer un cadre précis pour les obligations d’assurances, comme tel est le cas pour les vélos électriques depuis quelques mois.