Auto-moto

Jusqu’au lundi 14 janvier, le vélo revient au Salon de Bruxelles

BRUXELLES Absent depuis une dizaine d’années, le vélo fait son grand retour au Salon de l’auto, pardon, des utilitaires, véhicules de loisir et deux roues. Ça tombe bien car, en dix ans, le deux roues non motorisé a bien changé. Notamment en se faisant aider par un moteur qui, de nos jours, est électrique, à la différence du bon vieux VéloSolex à essence.

Mais c’est tout l’univers du vélocipède qui a changé, et à une vitesse... Il y a 25 ans, on ne trouvait que des vélos de course, de ville ou pour enfants. Actuellement, une marque comme Trek présente une collection de quelque 400 modèles dans le monde. "Avec des produits spécifiques pour chaque marché", explique Michel Parmentier, qui tient l’enseigne IMP, chaussée de Louvain, à Bruxelles. Avec son cadre en plastique renfoncé de fibre de carbone, rigide latéralement mais souple verticalement, le Trek Domane "est conçu pour les revêtements de mauvaise qualité, comme en Belgique." Et pour un prix entre 2000 et 3500 euros. Avec un dérailleur électrique pour les plus chers.

D’autres font des vélos performants, dernier cri, mais avec le matériau traditionnel qu’est l’acier. Tel est le cas de Jaegher, à Ruiselede, entre Aalter et Tielt. Superbe machine de course classique, sur mesures, travail artisanal cousu main, de 3500 et 9000 euros pièce. Mais la nostalgie a-t-elle un prix ?

A côté des matériaux, la technologie évolue aussi, et très vite. Le grand boom actuel, c’est le vélo électrique, ou plutôt assisté par un moteur électrique. Chez un vélociste en zone urbaine comme IMP, il représente 15 % des ventes en volume, 25 % en chiffre d’affaires. Car il est évidemment plus cher : 1500 à 2000 euros en moyenne, pour avoir quelque chose de bien.

En Belgique, la loi stipule que le moteur électrique peut assister le vélo jusqu’à 25 km/h, et fournir une puissance maximale de 250 watts. C’est quasi le tiers d’un cheval-vapeur (736 watts), un cheval-vapeur étant la puissance d’un cycliste de compétition en plein effort. Avec un moteur électrique, l’on met donc un tiers d’Eddy Merckx sur son vélo.

Trois solutions techniques existent : moteur dans le moyeu avant, intégré au pédalier ou dans le moyeu arrière. Le premier système est souvent utilisé pour "électrifier" un vélo classique. Le deuxième a une garde au sol moindre, le troisième use plus rapidement l’ensemble pignon-chaîne-grands plateaux.

Du côté des moteurs eux-mêmes, une jauge de contrainte capte la force et la vitesse du pédalage, pour moduler l’assistance (Bosch). D’autres deviennent des dynamos en inversant les polarités au freinage, rechargeant ainsi la batterie (BionX). L’engouement pour le vélo électrique est tel qu’on trouve de tout type : VTT, pliant, ville, etc. Avec ça, il n’y aura quasi plus de mérite à afficher un bon coup de pédale.

© La Dernière Heure 2013