Auto-moto Les usines de Sandouville et de Douai étaient à l'arrêt ce lundi

Depuis vendredi, une centaine de pays, on le sait, sont touchés par une vague d'attaques informatiques de grande ampleur. Ce lundi, on parlait de quelque 200.000 victimes de par le monde. Parmi elles, il y a même certains hôpitaux britanniques ou le géant espagnol des télécommunications Telefonica. Selon le New York Times, les hackers ont exploité une faille découverte et développée par la NSA, l'agence nationale de sécurité américaine. Il s'agit d'un virus de type ramsonware. Le virus crypte les données de l'ordinateur et demande le versement d'une rançon pour obtenir une clé de décryptage. Le message précise que si le paiement n'est pas effectué dans les sept jours, les fichiers infectés seront effacés.

Dès samedi, Renault avait précisé que des sites de production français avaient été mis à l'arrêt. Cela "fait partie des mesures de protection qui ont été prises pour éviter la propagation du virus". Les usines concernées n'avaient pas été spécifiées, mais selon une source syndicale, Sandouville (qui assemble le Trafic) était concerné.

Et dimanche, on apprenait que le site de Douai serait à l'arrêt ce lundi. On y assemble les véhicules haut de gamme de la marque, notamment les Espace.
© D.R.

 David Dubois, le secrétaire général CGT à Douai, a notamment déclaré à l'AFP : "On a reçu des messages de la direction, on ne travaille pas demain (lundi)". Dominique Duquenne, délégué du personnel (syndicat Sud) a pour sa part indiqué indiqué : "Il y a des robots et des ordinateurs déprogrammés. Tout le personnel est stupéfait. Ils sont en train de tout remettre en place et logiquement mardi il ne devrait plus y avoir de soucis..." Voilà qui reste encore à confirmer à l'heure de boucler cet article.