Batibouw

A côté des agences classiques, il faut désormais compter avec les « chasseurs de biens immobiliers » pour trouver le bien de ses rêves. Coup de projecteur sur cette profession, qui se positionne uniquement du côté des acheteurs.

Marc-Olivier van Bellinghen & James Goffin
© Property Hunter

Le parc immobilier bruxellois – et par extension belge – est une jungle dans laquelle il est difficile de trouver son bonheur. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. « A plus forte raison que le marché bruxellois est problématique : la demande est en effet bien supérieure à l’offre en termes de logements de qualité », explique Marc-Olivier van Bellinghen, co-gérant chez Property Hunter depuis 10 ans.

Si le marché immobilier continue sa progression, lentement mais sûrement dans la capitale de l’Europe et en Brabant wallon, certains quartiers progressent plus vite que d’autres. La clientèle a elle aussi évolué. « Il y a cinq ans, nous comptions 70% d’expatriés et 30% de Belges. Aujourd’hui, la vapeur s’est inversée car le grand rush des expatriés est derrière nous… Les Belges, qui ont une brique dans le ventre, ont aussi appris à nous faire confiance. »

Où et dans quel bien vivre aujourd’hui ?

Les communes ayant le vent en poupe sont à présent Ixelles, Etterbeek, Woluwé Saint Pierre, Woluwé Saint Lambert , le haut de Forest, la haut de Saint-Gilles, Auderghem et, dans une moindre mesure, Uccle. « Les clients ont souvent une fibre écologique à notre époque. Le fait qu’Uccle soit pauvre en transports en commun joue en sa défaveur. »

Autres tendances : l’intérêt pour Rhode-Saint-Genèse. « Le taux d’enregistrement devrait passer de 10% à 7% en juin prochain en Flandre. Les francophones sont prêts à faire un peu plus de route pour profiter de cette réduction d’impôts… Notons également que les taux d’intérêts étant relativement bas, cela favorise le marché acquéreur », nous informe Marc-Olivier van Bellinghen.

Agence immo versus chasseur immobilier

La grande différence entre les deux professions se situe dans l’approche. Là où l’agence immobilière classique se positionne du côté du vendeur, le chasseur immobilier défend les intérêts de l’acheteur. « Notre mission est de tout mettre en œuvre pour que l’acheteur trouve un bien endéans les 7 à 10 semaines. Nous nous montrons les plus réactifs possibles et relevons ce défi dans 9 cas sur 10. »

Concrètement, le chasseur immobilier reçoit les alertes de l’ensemble des agences bruxelloises. L’objectif étant de bénéficier d’une vue globale du marché, et de mettre la main sur le bien que ses clients recherchent.

« Nous faisons remplir un cahier des charges extrêmement précis à nos clients. Nous prenons aussi le temps de les écouter, de nous imprégner de leur cadre de vie, afin de cerner leur personnalité, leurs goûts et leurs préférences. Cela nous permet de nous projeter dans les biens que nous examinerons pour eux. » En effet, le chasseur immobilier pré-visite un ensemble de biens pour son client, pour lequel il soumet à chaque fois un rapport précis. Une sélection affinée qui offre un gain de temps à l’acheteur potentiel qui évite ainsi de se déplacer pour des biens qui ne correspondent pas entièrement à ses desideratas.

Enfin, le chasseur reste en contact régulier avec son client qui peut également suivre à tout moment l’évolution des recherches et des visites dans l’espace qui lui est dédié sur une plateforme spécifique.

Sécuriser le bien

Les chasseurs immobiliers ont également pour mission de sécuriser le bien de leur client, que ce soit au niveau de l’urbanisme, des charges, des travaux utiles etc. Ceci afin d’éviter toute mauvaise surprise. « Nous vérifions par exemple que le bien convoité est conforme à l’urbanisme. Si ce n’est pas le cas, le client aura le loisir de l’acheter ou pas, en toute connaissance de cause. »

Pour toutes infos complémentaires : http://www.propertyhunter.be/