Consommation Seuls 10 % prévoient d’acheter leurs cadeaux en ligne.

Si l’e-commerce a le vent en poupe et pourrait atteindre, cette année, la barre fatidique des 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, il ressort d’une enquête menée par la plateforme de comparaison financière TopCompare.be en collaboration avec le bureau d’études Profacts que la majorité des consommateurs préfèrent malgré tout effectuer leurs courses en magasin.

En cette période de courses aux cadeaux de Noël, seule une personne sur dix envisage de faire ses achats principalement en ligne. Sans grande surprise, baignés dans un univers connecté, les plus jeunes sont davantage enclins à réaliser leurs achats en ligne : 40 % des moins de 35 ans prévoient d’acheter au moins la moitié de leurs cadeaux de fin d’année sur Internet, contre seulement 11 % pour les plus de 50 ans.

D’un côté ou de l’autre de la frontière linguistique, on observe également des disparités. Alors que 31 % des néerlandophones réalisent au moins la moitié de leur shopping de fin d’année en ligne, ils ne sont que 13 % du côté wallon. La différence entre hommes et femmes est quant à elle moins marquée, s’élevant respectivement à 21 et 26 %.

Si le commerce physique conserve toujours les faveurs des consommateurs, c’est avant tout par habitude, fidélité à une enseigne ou pour l’expérience shopping plus personnelle. Autre frein aux achats en ligne : les problèmes liés à la livraison, que ce soit un produit plus souvent endommagé, de mauvaise qualité, non conforme à la description, livré en retard voire jamais livré. Il ressort d’ailleurs des chiffres livrés par le SPF Économie qu’un quart des 6.970 plaintes traitées en 2016 à l’encontre de l’économie digitale concernent la non-livraison d’un produit acheté en ligne.

Enfin, l’enquête révèle également que, de manière générale, les consommateurs ne connaissent pas leurs droits ou n’entament pas le moindre recours en cas de problème. Ainsi, 42 % des personnes ayant reçu un produit endommagé (acheté en ligne ou en magasin), n’ont jamais obtenu de dédommagement. Et pour cause, dans 78 % des cas, ils n’entament aucune démarche, faute de temps, d’argent ou jugeant que cela nécessite trop d’efforts.