Consommation

Delhaize commercialise à nouveau des légumes moches, moins chers mais tout aussi bons.

Dans la grande distribution comme sur les étals de marché, le consommateur a souvent tendance à scruter minutieusement l’offre pour acheter des fruits et légumes bien calibrés, beaux à l’œil mais pas forcément meilleurs au goût. Durant de nombreuses années, ces fruits et légumes ne répondant pas aux standards finissaient au rebut.

En 2015, cependant, Delhaize lançait un projet pilote visant à commercialiser ces produits "moches". Un succès tel que l’enseigne au Lion l’a réitéré d’année en année, ce qui a permis l’an dernier d’éviter la benne à ordures pour plus de 530 tonnes de fruits et légumes. "Il s’agit de légumes au calibre non standardisé présentant toutefois une fraîcheur et une qualité identiques aux légumes dits ‘normaux’", explique Delhaize.

Le principe est simple : les clients retrouvent dans l’assortiment des drôles de légumes exclusivement originaires de Belgique. La composition varie en fonction de l’offre du marché et peut donc changer d’un jour à l’autre. "Le printemps et l’été sont les saisons idéales pour lancer ce projet : c’est alors que l’offre de légumes belges est la plus importante. Étant donné que nous souhaitons proposer des drôles de légumes exclusivement cultivés en Belgique et que l’assortiment et les volumes sont trop limités pendant les mois d’hiver, nous ne proposons ces produits que dès le commencement de la saison maraîchère belge."

Et le client y retrouve son compte. Commercialisés à 1 € le kilo (assortiment), ces légumes sont en moyenne 30 % moins chers que les produits calibrés. Seul l’esthétique change, le goût et la fraîcheur étant en tous points identiques à ceux des légumes standardisés. Ces paquets seront composés de tomates, d’aubergines, de courgettes et de concombres, en fonction des disponibilités.

© Delhaize

530 tonnes de "drôles" de fruits et légumes sauvées

Une occupation qui occupe en moyenne 20 minutes par semaine.

On le sait, le Belge est champion du monde de couponning. Il n’est dès lors pas étonnant de constater qu’il est également adepte des folders publicitaires. Cependant, la proportion de Belges qui y consacrent un peu de temps chaque semaine est plus étonnante. Selon l’enquête annuelle réalisée par le bureau d’études de marché Profacts pour le compte de BD myShopi, pas moins de 9 Belges sur 10 déclarent lire les folders publicitaires. Et ce n’est visiblement pas l’apanage des personnes qui ont le plus de temps, pensionnés ou autres, car ils sont populaires auprès de toutes les catégories d’âge.

L’effet d’activation des folders sur les jeunes et les personnes plus âgées est similaire à maints égards. Les folders tant papier que numériques incitent toutes les catégories d’âge à envisager des achats, à découvrir de nouveaux produits ou à surfer sur le site Web d’un magasin ou d’une marque.

Quant à la motivation principale de cette lecture, elle est financière avant tout. La moitié des Belges indiquent que les folders les aident dans leurs achats. Trois consommateurs belges sur 5 utilisent les folders publicitaires pour comparer des prix. Parallèlement, 7 sur 10 d’entre eux ont déclaré chercher activement des offres spéciales et environ 2 sur 5 des informations ciblées sur certains produits.

"Outre le pouvoir d’activation d’un folder, son pouvoir d’inspiration semble de plus en plus important. Près de la moitié des Belges lisent le folder publicitaire pour s’inspirer et plus de 2 sur 5 le feuillettent pour se détendre, selon Tim De Witte, Chief Commercial Officer de BD myShopi. Nous constatons aussi que nos clients surfent sur cette vague : des recettes sont ajoutées dans les folders alimentaires afin d’inspirer les consommateurs, et un folder de décoration d’intérieur regorge de conseils d’aménagement et de style moderne. De plus en plus, les folders ne se contentent plus de présenter les produits proposés, mais créent également du contexte pour le consommateur."