Consommation

(Omni) présent partout sur le globe, Ikea est probablement le seul acteur économique à pouvoir, aussi bien, cerner notre intimité et nos habitudes de vie (quand il ne les influence pas lui-même). Allez, renversement de vapeur : nous aussi, on peut déshabiller Ikea…

La bibliothèque Billy est le produit le plus vendu dans le monde. Plus de 45 millions de terriens ont galéré en montant ces étagères.

2 Un Européen sur dix aurait été conçu dans un lit Ikea.

3 On parle tous un peu suédois en citant les plus célèbres des 9.000 références de l’enseigne. Mais que dit-on, au fond ? Le code est assez simple : les chaises et bureaux sont nommés par des prénoms masculins scandinaves, les accessoires de salles de bains empruntent leur appellation à des cours d’eau nordiques et les accessoires pour enfants sont des noms d’insectes, en suédois !

4 C’est devant la demande du peuple italien, dont l’addiction envers les chaussures n’est pas un mythe, qu’Ikea s’est lancé dans la production d’armoires à chaussures, aujourd’hui vendues partout.

5 "Malgré la standardisation, les différences culturelles font de la résistance", écrivait Le Monde il y a peu. Ikea sait ainsi que les Russes ne jurent que par les matelas durs, quand les Américains ne veulent que de l’extra-mou. La Chine, pays de l’enfant unique, raffole des miroirs en pied, mais jamais sur les armoires (c’est contraire au feng shui).

6 Le papa d’Ikea connut une période… nazie, entre 1942 et 1945. Les douteuses amitiés d’Ingvar Kamprad (nom donné par le célèbre fauteuil à oreilles hautes de la firme) ne furent révélées qu’en 1994.

7 Lors de son arrivée en 1985 aux States, Ikea a appris à ses dépens l’effet XXL du Bigger is better très américain : les clients achetaient des vases en pensant acquérir des… verres.

8 Rien qu’en Food, Ikea a dégagé un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros en 2012. De quoi nourrir 115.000 personnes avec les fameuses boulettes (sans cheval), chaque lundi (2,95 €), à vie (75 ans).