Consommation

Les amateurs de bière peuvent s'attendre à ce que le prix de leur boisson favorite augmente.

La sécheresse extrême de cet été a eu une influence sur les récoltes d'orge qui devraient être moindres que les années passées. En raison de cette baisse de la production de malt, le prix de la céréale pourrait augmenter de 20%. Autre composante de la bière, le houblon a également souffert du manque de pluies. "Si le prix du malt augmente de 20%, on arrive à une perte de 2% sur le prix de la bière. Une hausse du prix de la bière se justifie donc", explique Alain De Laet, responsable de la brasserie Huyghe (Melle, Flandre orientale), l'une des dix plus importantes en Belgique.

Cela ne signifie pas que tous les brasseurs vont augmenter leurs prix ni que la hausse sera nécessairement de 2%. "Nous allons augmenter les prix", assure le patron de Huyghe, connue pour ses marques Delirium Tremens. "Celui qui n'augmente pas ses prix, perdra du rendement."

AB InBev, le premier groupe brassicole mondial, n'évoque pas de hausses de prix à ce stade. "Mais ce que nous pouvons dire, c'est que le prix de l'orge grimpe. Et ça a un effet sur tous les acteurs", y explique-t-on.