Consommation

La menace avant la contrainte. La technique avait globalement fait ses preuves en matière de coût de l’énergie : le gouvernement avait laissé l’opportunité au secteur de baisser spontanément ses tarifs, sans quoi il allait sévir et prendre des mesures contraignantes en ce sens.

Johan Vande Lanotte (SP.A), ministre de l’Économie et de la Protection des consommateurs, ressort la méthode. Cette fois, pour s’attaquer aux coûts des communications GSM.

En août 2012, la Belgique était encore le pays où les tarifs de la téléphonie mobile étaient les plus élevés d’Europe. Mais une baisse spectaculaire a depuis été constatée, notamment en raison d’un marché de plus en plus concurrentiel et de l’amélioration des conditions de portabilité du numéro de téléphone. La Belgique a aujourd’hui intégré le bas de l’échelle, avec des prix parmi les moins chers…

Mais un problème subsiste... Les clients fidèles, en tout cas ceux qui n’ont pas changé récemment de formule d’abonnement ou d’opérateur, sont lésés puisqu’ils ne profitent pas des nouveaux avantages et nouveaux tarifs, nettement moins onéreux. C’est à ces derniers que songe Johan Vande Lanotte.
“Nous allons dire clairement aux opérateurs comme Proximus, Mobistar, Telenet et Base que ça ne peut plus durer. Nous leur demandons d’aligner les prix des anciens contrats sur ceux des nouveaux”, a annoncé le ministre, dimanche, sur la chaîne privée flamande VTM.

Le gouvernement va laisser quelques mois aux opérateurs de téléphonie mobile pour revoir les tarifs de leurs clients à la baisse. Et le cas échéant, sans réaction positive de leur part, il adoptera des mesures contraignantes pour faire diminuer les prix.

Par ailleurs, Johan Vande Lanotte est aussi d’avis que les prix des paquets télévision- internet-téléphonie pourraient également être encore revus à la baisse.

Il lancera en novembre prochain une étude pour mieux cerner le marché. Peut-être les prémices d’une nouvelle guerre contre les prix trop élevés ?

© La Dernière Heure 2013