Consommation Les boulangers, les bouchers et l’Horeca sont principalement ciblés

Sur un total de 819 établissements contrôlés par le SPF Économie dans le cadre de la première phase de l'enquête générale sur l’indication des prix, il apparaît que 314 (38,3%) étaient en infraction. Les contrôleurs ont adressé 256 avertissements et dressé 72 procès verbaux, avec proposition de transaction administrative.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle vague de contrôles est organisée et, ce ne sera visiblement pas la dernière tant les infractions restent nombreuses. L’enquête générale de 2015 en la matière avait révélé un taux d’infraction de 14 % environ et celle menée en 2017 pointait clairement les manquements dans certains secteurs: boulangeries, épiceries fines et alimentation bio, magasins d’outillages semi-professionnels et horeca étaient particulièrement pointés du doigt.

Cette année encore, on remarque que les choses n’ont pas toujours évolué dans le bon sens. Ainsi, sur les 184 établissements horeca contrôlés, 78 (soit 42 %) étaient en infraction ! Principal manquement constaté, l’absence d’affichage des tarifs à l’entrée principale.

Près d’un boucher sur 3 (32 infractions sur 109 contrôles) ont aussi été épinglés par les contrôleurs. On recense ainsi 32 infractions pour non indication des prix, 4 pour prix équivoques, 9 pour absence de prix par unité de mesure et 3 cas de pratiques commerciales déloyales quant au prix.

Les boulangers ont du mal à comprendre le message également. Là, le taux d’infraction s’élève à 48,6 % (88 commerces en infraction sur 181 contrôles). Là aussi, la non indication des prix (69 cas) reste problématique, tout comme les prix équivoques (7 cas), ou la non indication du prix par unité de mesure (57).

En ce qui concerne les épiceries fines et magasins bio, on remarque également une proportion de 32,9 % de d’infractions (sur 85 commerces contrôlés). Trois établissements ont été sanctionnés pour pratiques commerciales déloyales.

Enfin, la situation des enseignes d’outillages semi-professionnels fait un peu mieux, mais présente encore des infractions dans 25,5 % des cas.