Consommation Les assureurs conseillent de prendre un produit spécifique pour éviter une mauvaise surprise.

Ce week-end a été hautement mortel dans les stations de ski françaises. Au moins huit personnes ont perdu la vie. C’est le cas d’un médecin originaire de Herve. D’autres skieurs ont été légèrement ou grièvement blessés à la suite des différentes avalanches.

Des situations pour lesquelles les assurances ont leur importance. Il en existe deux non-spécifiques aux sports d’hiver qui peuvent entrer en ligne de compte. "Il y a l’assurance familiale. Cependant, elle ne sert qu’en cas de dégâts causés à autrui. Donc c’est assez limitatif concernant les vacances et en particulier celles au ski. D’autant plus que si un enfant blesse son frère, par exemple, ce dernier n’est pas considéré comme un tiers. Il n’y a donc pas d’intervention via l’assurance familiale", explique Wauthier Robyns, porte-parole de l’union professionnelle des entreprises d’assurances (Assuralia).

Les assurances pour les accidents qui interviennent pour les frais médicaux notamment peuvent entrer en compte. Mais il peut y avoir une limite dans les contrats et les accidents de ski pourraient en faire partie. "Ça dépend du produit en question. De façon plus générale, il est possible que des balises aient été prévues par rapport à ce genre de risques. Il faut bien se renseigner car cela peut être du cas par cas", souligne Gerrit Feyaerts, porte-parole d’AG Insurance.

Il existe une solution plus confortable dans les produits d’assurance pour les sports d’hiver. Il s’agit de l’assurance voyage. Il n’existe pas de contrat type mais il y a une négociation entre le souscripteur et l’assureur pour délimiter très précisément ce qui sera couvert ou non. "Il faut avoir un contact avec son courtier pour bien préparer ce produit-là. C’est essentiel car il faut que les clauses d’exclusion, par exemple, soient très claires et incontestables. Il faut au maximum bannir les flous et donc éviter toute marge d’interprétation dans l’intérêt de tout le monde. Après, cela donne parfois des contrats relativement longs, c’est vrai", détaille Wauthier Robyns.

Ce type d’assurance spécifique est bien souvent oublié par les familles. Il s’agit plus d’une pratique d’entreprise ou d’organisateurs d’événements. "Ce n’est pas très répandu chez les particuliers en Belgique. Il n’y a pas forcément un grand nombre de contrats individuels. C’est plus pour de grands groupes de personnes", commente Gerrit Feyaerts.

Cette assurance spécifique n’est, pour rappel, pas obligatoire, mais les assureurs conseillent de bien analyser la situation avant de choisir une souscription ou non.