Consommation Même si les prix ont tendance à baisser, ils sont encore loin de la normale.

Cet hiver, la météo, peu clémente au niveau des températures, a littéralement fait flamber le prix des fruits et légumes. En janvier dernier, par rapport à la même période un an plus tôt, les prix avaient augmenté de 10 à 800 % sur certains produits.

Maintenant que les beaux jours semblent de nouveau là, les prix sont-ils revenus à la normale ? La réponse est pour le moins mitigée. En comparant les prix affichés aux criées cette semaine par rapport à ceux pratiqués il y a tout juste un an, on observe en effet de grandes variations, que ce soit à la hausse ou à la baisse. "Mais il faut aussi tenir compte des variations d’une semaine à l’autre. Elles peuvent être importantes, tout simplement parce que la récolte est arrivée une semaine en avance ou en retard", note-t-on du côté des organisations agricoles.

Il n’empêche que si l’on compare les prix d’une année à l’autre, il vaut mieux être attentif à ce que l’on met dans son assiette. Ainsi, par rapport à l’an dernier, les poires ont connu une augmentation de prix de plus de 42 %. Les prix élevés de janvier dernier n’ont donc pas été régulés, et la poire conférence est même 7 % plus chère qu’il y a deux mois.

En revanche, les poireaux semblent être revenus à la normale, avec une baisse de 55 % des prix par rapport à janvier, pour s’afficher en rayon à 15 % de plus qu’en mars 2016.

D’autres produits qui flambaient encore en janvier dernier, comme la salade de blé, ont baissé de plus de 92 % depuis le début de l’année et sont même nettement moins chers (-77 %) que l’an dernier à pareille époque.

De manière générale, les salades sont aussi nettement meilleur marché qu’en début d’année (-42 %), même si elles restent globalement plus chères (38 %) qu’il y a un an.

En revanche, les chicons, cultivés généralement à l’abri de la lumière, et moins dépendants des conditions climatiques, s’affichent au même prix d’année en année.