Consommation Hausse de 33 % des paiements par carte pour des montants de moins de 5 euros.

Les paiements par carte Bancontact des petites dépenses progressent à grands pas : la hausse des transactions a été de 33 % pour les montants de maximum 5 euros sur les douze derniers mois, selon la société Worldline.

C’est encore un bond de 28 % pour les paiements inférieurs à 10 euros.

L’arrivée progressive du paiement sans contact n’explique pas vraiment ce bond spectaculaire : les paiements sans contact concernent actuellement 1 % du total des transactions (près de 2 milliards en 2016).

Le sans-contact permet de payer une transaction en passant simplement sa carte, ou son smartphone, près du terminal de paiement, sans devoir introduire son code secret. "C’est à la fois rapide et simple", souligne Eric Spapens, directeur du marketing pour Worldline Belgique, leader européen dans le secteur des paiements.

Les banques sont, il est vrai, encore rares à le proposer. KBC, CBC, ING et Beobank proposent des cartes de paiement sans contact, aux nouveaux clients ou lors d’un renouvellement de carte. BNP Paribas Fortis/Fintro et Belfius Banque proposent cette même facilité de paiement via smartphone. Il suffit d’approcher son smartphone du terminal pour régler ses achats. "C’est une nouvelle façon de payer, deux fois plus rapide que les paiements classiques par carte bancaire et qui révolutionnera certainement nos habitudes à mesure que la technologie NFC sera étendue à l’ensemble des terminaux d’ici fin 2017", explique Thierry Martiny, porte-parole chez Belfius Banque.

Ils ne peuvent que progresser, d’autant que ces paiements cadrent parfaitement avec le profil des utilisateurs belges : une transaction sur deux, soit un milliard l’année dernière, concerne des montants de 25 euros. Or, les paiements sans contact permettent justement d’effectuer sans code secret des transactions jusqu’à 25 ou 30 euros.

L’explication de la hausse des paiements électroniques sur douze mois s’explique plutôt par la décision de Worldine ne baisser les frais de transactions imputés aux commerçants. Les frais de transaction leur reviennent à 2 cents depuis juin 2016, contre 5 cents auparavant.

Ce qui a poussé de nombreux commerçants à ne plus réclamer de frais supplémentaires.

Selon une enquête menée fin 2016 par le Syndicat national des indépendants (SNI), un commerçant sur dix demandait encore des frais de transactions, contre 40 % six mois plus tôt.

Le cash n’est pas pour autant moribond : il représente encore plus de 50 % des transactions effectuées en Belgique. "C’est quand même plus facile de payer son café par carte que de commencer à fouiller dans sa poche pour trouver le compte juste", remarque Eric Sappens.