Consommation Le Belge boit moins de vins français, mais opte pour une meilleure qualité.

L’an dernier, la France a exporté 1.243.739.646 litres de vin dans le monde. Après avoir connu une hausse rapide et régulière dans les années 2000, la consommation de vin a eu tendance à ralentir en Belgique, même si elle atteint encore 284 millions de litres en 2015. Et les vins français restent en première position (104,65 millions de litres importés de France en 2015), même s’ils souffrent de plus en plus de la concurrence d’autre pays, l’Espagne en tête.

La Belgique aura été, en 2015, le 9e importateur mondial de vin en volume avec 320 millions de litres et le 7e en valeur avec 930 millions d’euros, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la vigne et du vin. Les vins tranquilles sont les plus consommés, en particulier les vins rouges.

Dans ce marché, la France reste donc leader, avec près de la moitié des volumes de vins tranquilles vendus en 2015 (45,38 % de parts de marché). On observe cependant une préférence plus marquée en Wallonie et à Bruxelles pour les vins de l’Hexagone où ils réalisent plus de 67 % des parts de marché en 2015.

Entre 2013 et 2015 , les importations de vin français ont diminué de 7 % en volume et de 5,6 % en valeur, ce qui montre que le pays a importé des vins de meilleure qualité en provenance de la France, se vendant plus cher sur le marché, la baisse des importations en volume étant supérieure à celle en valeur.

Si les vins de Bordeaux enregistrent à nouveau une baisse de leurs volumes écoulés sur notre marché, ils restent les plus prisés. Du moins en ce qui concerne les vins tranquilles car le champagne affiche des volumes importés plus importants. Et ce sans compter les achats effectués directement auprès des caves en Champagne, le Belge étant le plus gros acheteur sur place, devançant même les Français !

Malgré le recul, la Belgique retrouve en 2015 sa place de première destination européenne des vins de Bordeaux. Elle n’est d’ailleurs devancée au niveau mondial que par la Chine. Avec l’équivalent de 28 millions de bouteilles exportées, la Belgique reste en effet un marché déterminant pour les vins de Bordeaux. Et il n’y a pas que les rouges qui séduisent puisque la Belgique est devenue la première destination des vins blancs de Bordeaux avec 30.000 hectolitres expédiés, juste devant le Royaume-Uni.

Enfin, on notera que le Belge est prêt à payer un peu plus pour une bonne bouteille. Ainsi, 23 % des vins de Bordeaux écoulés sur notre marché sont des vins entre 4,5 et 9 € le litre (départ France), 32 % dans la tranche de 3 à 4,5 %, mais surtout 11 % au-delà de 9 €. Les petits vins (moins de 3 €) ne représentent plus qu’une vente sur trois.


Le Belge, client préféré en France

Comme nous vous l’annoncions samedi dernier, l’augmentation des accises sur les vins et spiritueux n’a pas eu l’effet escompté. Non seulement elle n’a pas entraîné la hausse de recettes escomptée dans les caisses de l’État, mais elle n’a pas non plus entraîné une baisse de la consommation. Si l’on s’en réfère uniquement aux chiffres des importations et des ventes par les circuits officiels, on pourrait en effet croire qu’on consomme moins de vin et d’alcool. Mais ce serait ignorer que les Belges ont bien compris tout l’attrait des marchés de proximité, qu’il s’agisse du Luxembourg pour les alcools ou de la France pour le vin, première destination touristique des Belges en voiture. Car si l’on y va pour la beauté des paysages, le climat et la bonne bouffe, il serait illusoire de croire que les vacanciers n’en reviennent que les valises pleines de sale linge et la tête emplie de souvenirs. Il suffit de se rendre en Champagne pour voir que les coffres des voitures sont majoritairement garnis de caisses de bouteilles. Et de nombreuses autres régions viticoles connaissent le même phénomène.