Consommation

La 39e édition des 20 kilomètres de Bruxelles s’est déroulée, quasi sans encombres, dimanche dernier. La chaleur lourde a poussé les dizaines de milliers de concurrents à énormément s’hydrater. Si certains avaient prévu le coup en courant avec une gourde, la grande majorité s’est rabattue sur les milliers de bouteilles en plastique distribuées par le sponsor de l’épreuve.

Un gaspillage qui a provoqué une levée de boucliers entre autres des défenseurs de la nature mais aussi de ceux qui prônent la disparition de telles bouteilles alors que des alternatives existent.

« En 2018, choisir de distribuer l'eau dans des bouteilles jetables en plastique, c’est hallucinant », affirme Johan Schepers le patron Benelux de Sodastream. Ce système rend de telles bouteilles en plastique superflues. C'est une occasion manquée de montrer aux milliers de participants de cet événement sportif que cela peut être fait différemment, par exemple en demandant au participant d’apporter une bouteille de boisson réutilisable qui peut être rempli d'eau du robinet plate ou même pétillante. Celui qui court sur 20 km est bien sûr soucieux de sa santé, mais les plastiques dans notre environnement ne peuvent être compatibles avec ce mode de vie. Nous ne pouvons qu'applaudir l'initiative de retourner les déchets à Spadel. Espérons qu'ils - et toute l'industrie des boissons dans les bouteilles en plastique dans notre pays - se rendront compte que la patience du consommateur à des limites et qu'ils ne peuvent plus éviter leur responsabilité. Récemment, Spadel nous a encore mené en justice en raison de nos campagnes qui soulignent l'avantage écologique de l'eau pétillante du robinet au lieu de l'eau pétillante dans des bouteilles en plastique. Le jugement sera prononcé le 21 juin. »

Le combat pour des 20 km de Bruxelles plus écologique ne fait que commencer.

J.-M.Gh.