Consommation

La vue de mes salades dévorées par les limaces me désespère. Comment puis-je lutter contre ce fléau dans mon potager ?

Les limaces vous donnent du fil à retordre du printemps jusqu’à octobre. Dès les premières températures clémentes, elles apparaissent, comme les escargots, après la pluie, car l’humidité facilite leurs déplacements. En 24 heures, elles peuvent engloutir 40 % de leur poids ! De plus, par temps humide, elles se reproduisent à toute vitesse. Afin d’éviter de contaminer vos légumes et votre sol avec des insecticides synthétiques qui peuvent nuire à l’environnement, mais aussi à votre santé, optez pour des méthodes moins toxiques :

- Ramassez chaque jour les limaces tôt le matin. Ça peut être efficace, mais fastidieux pour les lève-tard. Vous pouvez confectionner des pièges avec des planches, des pots de fleurs renversés ou des tuiles. Les limaces auront tendance à venir se réfugier en dessous et vous n’aurez plus qu’à les attraper. Le piège à la bière est très connu, mais controversé : il attire surtout les limaces du voisinage et noie aussi des insectes utiles. Les rondelles de pomme de terre et les agrumes comme le pamplemousse seraient également des appâts efficaces. L’utilisation du sel est très populaire, mais attention de ne pas le verser près des plantes ou légumes, car il peut les endommager et est nocif pour la terre.

- Installez des répulsifs ponctuels . Déposez vos sachets d’infusion de rooibos aux agrumes utilisés, autour des légumes, ou saupoudrez de la cendre (engrais minéral naturel) sur la terre. Cette méthode est efficace tant qu’il ne pleut pas et que la cendre n’est pas répandue en excès (ne pas dépasser 100 gr/m², soit deux bonnes poignées).

- Faites barrage. Les limaces n’apprécient pas les surfaces rugueuses. Tapissez donc des aiguilles de pin ou des copeaux de bois sur le sol, créez une bande de sable ou de marc de café autour des zones à protéger.

- Utilisez leurs ennemis. Certains prédateurs que vous trouverez dans les jardineries comme les carabes (sorte de coléoptères) et les nématodes (petits vers ronds) pourront vous donner un coup de main. Les premiers se nourrissent de limaces tandis que les seconds les détruisent en les parasitant. Les oiseaux, hérissons, grenouilles, crapauds, etc. en mangent également. Essayez de les attirer dans votre jardin en y laissant des zones sauvages et ils se délecteront de vos limaces.

- Plantez des plantes répulsives en bordure de potager. Les œillets d’Inde ( Tagetes patula ), la bourrache ( Borago officinalis L .), les soucis ( Calendula officinalis ), l’ail, le gingembre, le fenouil, le thym, le brocoli peuvent dissuader les limaces d’attaquer votre potager.

- Prenez les devants. L’hiver prochain et au début du printemps, bêchez et binez votre sol pour en extraire les limaces et les œufs.

- Achetez un produit écologique. Si les moyens précédents ne suffisent pas, vous pouvez acheter un produit bio à base de phosphate féerique inoffensif pour être humain et animaux. Ou le rouleau antilimaces imprégné de cuivre dont l’odeur leur est insupportable et qui crée une barrière infranchissable, ou les bordures avec retour antilimaces (extrémités en forme de U ).

Comment contrôler ma facture de gaz?

Mon compteur de gaz enregistre ma consommation en mètres cubes et, sur ma facture, mon fournisseur me compte des kilowattheures. Pourquoi et comment m’y retrouver ?

Cette différence de mesure s’explique par le fait que deux types de gaz sont distribués en Belgique. Nos 4.000 km de conduites de gaz sont scindés en deux réseaux. Le premier traverse notre pays verticalement, en provenance des Pays-Bas. Son gaz est dit " à bas pouvoir calorifique "et alimente en partie des régions d’Anvers, du Brabant, du Limbourg et du Hainaut.

Le second réseau, beaucoup plus étendu, achemine le gaz en provenance de la mer du Nord et des pays producteurs comme le Qatar. Son gaz est dit " à haut pouvoir calorifique "et alimente les Flandres occidentale et orientale, la majeure partie des provinces de Hainaut, Namur, Liège, etc.

En fonction de l’endroit où vous vivez, vous recevez soit l’un, soit l’autre type de gaz. Pour vous, peu importe, car vous n’êtes pas facturé sur la base du volume livré (m3) mais sur la base de l’énergie que procure 1 m3 de gaz. C’est pour cela que le distributeur convertit les m3 en kWh, sur la base de mesures régulières à différents points du réseau. La conversion ne dépend donc pas du fournisseur.

En fonction de votre lieu d’habitation, 1 m3 de gaz vaut globalement entre 9,5 et 11,5 kWh. Ainsi, si vous recevez du gaz à haut pouvoir calorifique, le facteur de conversion sera, par exemple, 11,5 et une consommation de 1 000 m3 sera facturée sur la base de 11 500 kWh. Vous pouvez demander ces valeurs à votre gestionnaire de réseau de distribution ou les trouver sur son site internet. La valeur moyenne est aussi indiquée sur votre facture de régularisation annuelle.

© D.R.