Consommation

Chaque semaine, retrouvez les judicieux conseils de Julie Frère (Test-Achats) qui répond aux questions que vous posez ! Deux thèmes, deux questions très précises avec une approche claire, didactique et éclairante.

Pourquoi ma vaisselle n’est-elle pas assez sèche ?

Le lave-vaisselle rince la vaisselle à chaud, avant d’évacuer l’eau. C’est surtout la chaleur de l’eau de rinçage, absorbée par la vaisselle, qui va la faire sécher par évaporation de l’humidité résiduelle. Mais il arrive que la vaisselle ressorte humide et plusieurs causes sont possibles.

1. Vous n’utilisez pas (assez) de produit de rinçage. C’est la cause la plus fréquente d’un mauvais séchage. Contrairement à ce que de nombreuses personnes pensent, le produit de rinçage n’a pas pour but de faire briller la vaisselle. II forme une couche hydrofuge sur la vaisselle, pour améliorer le ruissellement et l’évaporation de l’eau. Si vous utilisez du produit de rinçage, examinez le réservoir dans lequel vous le placez, à la fin d’un cycle, pour vérifier s’il n’y a pas un problème de diffusion. Certaines machines permettent de régler la quantité de produit délivré. Si c’est le cas, tentez d’augmenter la dose. Elle doit être liée à la dureté de l’eau de votre région. Attention, si vous surdosez, votre vaisselle pourrait ressortir poisseuse.

2. Vous utilisez des tablettes tout-en-un. Nos tests ont montré que ces tablettes contenant détergent, anticalcaire et produit de rinçage, ont souvent un moins bon score de séchage que les produits conventionnels nécessitant l’ajout de sel et de liquide de rinçage. II vaut donc mieux ajouter un peu de liquide de rinçage, même avec une tablette dite tout-en-un ou choisir une tablette ayant un bon score sur ce point, grâce à notre comparateur : www.testachats.be/comparerdetergent.

3. Vous ouvrez votre appareil trop tôt ou trop tard. II est important de respecter les indications du mode d’emploi de votre lave-vaisselle, notamment en ce qui concerne l’ouverture, ou non, de la porte à la fin du cycle de lavage. De plus en plus d’appareils présentent un témoin indiquant quand on peut entrouvrir la porte (pour un meilleur séchage) et il y a même une ouverture automatique avec certains programmes.

4. Vous optez pour un programme inadapté. Pour un lavage et un rinçage optimal, il est essentiel de choisir le programme de lavage adapté à la quantité de vaisselle, aux matériaux et au niveau de saleté de celle-ci. Certains programmes rapides ne comportent d’ailleurs pas de phase de séchage.

5. Vous remplissez trop ou mal votre appareil. Peut-être remplissez-vous trop votre appareil ou rangez-vous mal votre vaisselle. Il faut éviter que les plats ou ustensiles se chevauchent. Les plats, bols, tasses et gobelets doivent être placés à l’envers pour qu’ils ne se remplissent pas d’eau, ce qui compromettrait le processus d’évaporation. Pour la même raison, faites attention à ce que les contenants en plastique ne puissent pas se retourner.

6. Votre appareil a un problème technique. Si le souci persiste, votre lave-vaisselle rencontre peut-être un problème technique. Avant de faire appel à un technicien, vous pouvez vérifier vous-même les éléments suivants : le filtre de vidange, s’il est encrassé, l’eau peut s’écouler trop lentement, voire pas du tout. Au besoin, rincez-le; le tuyau d’évacuation des eaux usées (externe) : il peut être obstrué ou plié, et empêcher un écoulement rapide. Vérifiez son positionnement sur toute sa longueur.

Quelle est la distinction entre les différents sels alimentaires ?

Les fabricants sont très forts quand il s’agit de faire passer le sel pour une denrée de luxe. Ce qui leur permet de le vendre jusqu’à 110 euros le kilo, soit 100 fois plus que du sel classique ! Et pourtant, le sel est toujours et avant tout du chlorure de sodium (NaCl), un condiment facile à produire et qu’on trouve en quantité dans la nature. II existe sous la forme de sel marin récolté dans les marais salants ou les salines (fleur de sel), de sel gemme ou minier exploité dans les mines, et de sel igné ou raffiné, obtenu en chauffant l’eau des sources salées.

Certains sels contiennent plus de magnésium ou de calcium que d’autres, mais à l’échelle de la consommation journalière, cela ne change rien.

Le Belge ingère chaque jour environ 9 g de sel, et l’Organisation mondiale de la santé conseille d’en consommer 5 g maximum. La différence est surtout gustative et physique (dissolution, croquant, etc.).

On distingue :

La fleur de sel : du sel marin récolté dans les marais salants ou les salines, souvent très apprécié à la dégustation;

Le gros sel : un très bon sel de cuisson;

Le sel du monde : rose, rouge ou noir, son intensité est le plus souvent avant tout esthétique.

Et le sel de substitution ? II existe deux types de sels de substitution. Les premiers sont à teneur réduite en sodium et comportent jusqu’à 50 % de sel, le reste étant remplacé par du chlorure de potassium éventuellement complété par de la poudre de céleri et des algues. Les seconds contiennent uniquement du chlorure de potassium, mais ont malheureusement souvent un goût amer et métallique.