Consommation Ahold-Delhaize le lance à Amsterdam. Avant la Belgique ?

C’est maintenant décidé : le groupe Ahold-Delhaize va installer le premier magasin sans caisse dès cet été, selon une information du quotidien néerlandais Het Parool.

C’est l’enseigne Albert Heijn, également présente dans le Nord de la Belgique, qui ouvrira en premier ce nouveau type de magasin à Amsterdam.

Le test mené depuis quelques mois s’est donc révélé concluant : le chiffre d’affaires mené dans un AH to go - le magasin de proximité de la chaîne AH - a légèrement augmenté, sans plus devoir assumer les frais de personnel en caisse. La rentabilité accrue est donc au rendez-vous.

Le fait de voir des files en caisse lorsque l’on passe en rue devant le magasin a en quelque sorte un effet dissuasif, selon Jan-Willem Dockeer, directeur d’AH to go. Les éliminer, c’est se rendre plus attractif. Avec le paiement sans caisse, il est donc possible d’acheter trois produits en une poignée de secondes, "soit le même temps que d’aller se servir dans son frigo ".

La volonté d’AH to go n’est pas vraiment de proposer le magasin du futur, avec des centaines de caméras qui suivent vos moindres faits et gestes pour déterminer vos achats. L’approche reste assez classique.

Le client doit d’abord télécharger l’app d’AH to go et ensuite scanner tous les produits qu’il achète (il a dix minutes pour effacer l’achat d’un produit qu’il désire remettre en rayon). Son compte bancaire sera automatiquement débité du montant de ses achats.

AH compte à terme avoir 80 magasins de ce type aux Pays-Bas, tout en envisageant d’exporter le concept dans d’autres pays et d’autres enseignes du groupe, notamment en Europe.

Cette annonce intervient au moment où Carrefour Belgique a justement annoncé son intention d’instaurer plusieurs caisses self-checkout dans ses hypermarchés au cours des deux prochaines années.

Là encore, le système permet d’accélérer la sortie du magasin au détriment de l’emploi : chaque client scannera ses propres achats qu’il paiera auprès d’une caisse sans personnel.

Une seule personne peut ainsi superviser une dizaine de caisses de type check-out, pour donner de l’aide en cas de problème ou effectuer un contrôle de l’exactitude du scanning.

Ce n’est pas encore tout à fait des caisses sans caissier ou caissière, mais l’on s’en rapproche tout doucement.