Consommation La contrefaçon touche aussi les équipements et produits dérivés de l’équipe nationale.

Les Diables Rouges sont devenus une marque forte ! Avec toutes les tentations pour les contrefacteurs d’en tirer profit. Le 12 mai dernier encore, une importante saisie de produits de contrefaçon a été opérée à Bruxelles, pour une valeur marchande d’un million d’euros. Des imitations de produits de luxe, notamment, mais aussi des équipements sportifs, parmi lesquels des casquettes à l’effigie des Diables.

Le SPF Économie a déjà mené cinq contrôles cette année concernant des produits contrefaits à l’effigie des Diables Rouges. La plupart du temps, il s’agissait d’entreprises qui abusaient des marques protégées de l’Union royale belge des sociétés de football-association. Des particuliers qui avaient acheté des produits contrefaits pour les revendre ont aussi été contrôlés. "Je demande au SPF Économie de poursuivre les contrôles en raison du Championnat d’Europe qui se déroule en France. Il est bon de rappeler que la marque Diables Rouges, le logo de l’Union de football, que le trident et les photos des joueurs sont protégés et ne peuvent donc pas être utilisés. L’UEFA possède aussi des marques protégées", explique le ministre.

Le SPF Économie travaille d’ailleurs en étroite collaboration avec l’Union belge pour surveiller de près le marché de la contrefaction lié aux Diables. "Des échantillons des produits officiels ont été livrés aux services de douanes afin qu’ils puissent identifier plus facilement les contrefaçons."

Les contrôles portent leurs fruits et les contrefacteurs se savent visiblement traqués. "Ainsi, entre le 1er janvier et la mi-avril, nous avons effectué 192 saisies, essentiellement de petits envois repérés à Zaventem et Bierset. Au total, 403 articles de contrefaçon ont été saisis : des t-shirts, des maillots de foot, des shorts, des trainings ou encore des équipements complets."

Pour rappel , aucune exploitation des marques Diables Rouges, Euro 2016 n’est autorisée sans l’aval de l’Union belge et/ou de l’UEFA. Chaque grande compétition sportive est en effet une aubaine pour les contrefacteurs. Lors de la dernière Coupe du Monde au Brésil, rien qu’au premier semestre, les agents des douanes chinoises ont intercepté 6,5 millions de produits de contrefaçon.

En France comme en Belgique, les contrôles seront encore nombreux à l’approche de l’Euro qui débute le 10 juin. Pour éviter toute mauvaise surprise, privilégiez les canaux officiels, même si s’offrir la panoplie des Diables a un certain coût (voir infographie ci-contre).

Sans verser dans l’illégal et se tourner vers les contrefaçons, il y a cependant moyen de se "mettre dans la peau d’un Diable" à moindre coût. Carrefour est en effet partenaire officiel de l’Union belge et a, à ce titre, développé une collection textile et accessoires pour tous les budgets. Du gadget à 2,50 € jusqu’à la vareuse réplica à 39,90 € en passant par l’équipement pour enfants (maillot, short et bas) à 34,90 €, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.

Pour les marques, un vrai jackpot

Il fut un temps, pas si lointain, où les sociétés approchées pour sponsoriser l’Union belge déclinaient toutes l’invitation. Outre quelques historiques sponsors, comme Proximus, rares étaient les entreprises à pousser la porte de l’Union belge pour associer leur image à celle des Diables.

Oui, mais ça, c’était avant. Avant la génération dorée que nous connaissons, sa qualification pour la Coupe du Monde au Brésil et la campagne qui a précédé.

Passés par le statut de numéro 1 mondial, jouant à guichets fermés à chacune de leur sortie à domicile (même en amical), les Diables font recette. Et les firmes qui ne sont pas montées dans le train à temps sont aujourd’hui sur le carreau, ne pouvant exploiter cette formidable image positive et commerciale que véhiculent les Diables.

Alors, pour ceux qui ne sont pas sponsors, il faut rivaliser d’imagination pour s’associer au succès des Diables et à l’engouement pour l’Euro.

Ce que font ces marques, c’est véhiculer une image clairement identifiable à la ferveur populaire pour le sport roi et les performances de notre équipe nationale, tout en ne pouvant exploiter tout un vocable protégé. Pas d’utilisation du terme Diables rouges, pas plus qu’une association avec Euro 2016.

Alors Delhaize (Carrefour est sponsor et partenaire privilégié des Diables) a adopté le slogan : "Delhaize, supporter de l’ Euro ". Nutella décline ses pots façon Belgium, une figurine masculine ou féminine sautant en l’air comme pour célébrer un but. "Fan du foot", "Supporter des supporters…", les appellations dérivées sont nombreuses pour tenter de profiter de la ferveur qui s’annonce avec l’entrée en lice de nos Diables à l’Euro.