Consommation

Paradoxalement, Colruyt assure "ne pas avoir mis en place un système d'entente sur les prix avec d'autres distributeurs et des fournisseurs".

En concluant une transaction avec l'auditorat de l'autorité belge de la concurrence, Delhaize et Colruyt reconnaissent avoir enfreint les règles de concurrence, indiquent les deux groupes dans des communiqués diffusés lundi.

Ces réactions font suite à l'annonce de l'auditorat d'avoir sanctionné 18 entreprises ayant participé à des hausses coordonnées des prix de vente de produits de droguerie, parfumerie et hygiène entre 2002 et 2007 en Belgique. Le groupe Colruyt annonce ne plus pouvoir maintenir ses prévisions de résultats pour l'exercice 2014-2015. Delhaize Belgium et le groupe Colruyt doivent payer respectivement 24,9 et 31,6 millions d'euros.

"Ce montant sera intégralement déduit du résultat net de l'exercice 2014/15. De ce fait, Colruyt Group n'est plus en mesure de maintenir ses prévisions selon lesquelles le résultat de l'exercice égalera ou dépassera légèrement celui du précédent", explique le groupe Colruyt dans un communiqué.

Paradoxalement, Colruyt assure "ne pas avoir mis en place un système d'entente sur les prix avec d'autres distributeurs et des fournisseurs". Et ajoute qu'il "a toujours honoré sa garantie des meilleurs prix". Selon lui, les procédures de contrôle internes n'étaient "pas aussi perfectionnées qu'aujourd'hui pour pouvoir garantir à 100% que des pressions externes n'ont pas pu influencer le fonctionnement autonome du secrétariat des prix".

"La transaction concerne l'organisation en Belgique de hausses coordonnées de prix de vente de produits de droguerie, parfumerie et hygiène", admet Delhaize dans son communiqué. Le groupe affirme avoir renforcé sa politique interne de conformité avec le droit de la concurrence, évoquant un marché "très concurrentiel".