Consommation L’étonnant parcours d’un ancien rugbyman qui repris l’activité viticole familiale à un niveau qui frise l’art.

Peut-être moins glamour que la Côte d’Azur et ses pôles à people que sont Saint-Tropez ou Monaco, le Littoral du Languedoc n’en présente pas moins un charme certain que j’ai pu redécouvrir avec grand plaisir voici quelques jours. P

our être bref, mon séjour n’en fut pas moins aussi confortable que gourmand. Je logeais en effet à Narbonne, au château L’Hospitalet, où officie depuis quelque temps l’excellent chef Laurent Chabert.

Ce maître restaurateur bénéficie là-bas d’un magnifique outil de travail qui lui donne tout loisir de cultiver lui-même une bonne partie des produits magnifiques qu’il met en œuvre dans son excellente cuisine. Toutefois, le petit plus indéniable de cet endroit éminemment recommandable est bien évidemment la large palette de vins d’exception produits par le propriétaire des lieux, Gérard Bertrand.

Pour bien situer ce personnage hors du commun, il faut savoir que celui-ci, initié très jeune aux mystères du vignoble des Corbières par son père Georges, a dans un premier temps assuré sa notoriété dans le monde du rugby.

Après avoir fait ses débuts à Narbonne, il a terminé son parcours à Paris, en tant que capitaine du Stade Français. Ceci ne l’avait pas empêché entre-temps de commencer à s’investir dans le monde de la vigne, poursuivant l’activité de son père tout en faisant l’acquisition de plusieurs domaines qui allaient encore élargir son champ d’activité. Rapidement, notre homme a bien compris le potentiel immense d’une région longtemps décriée en raison de la manière dont la plupart de ses vignerons la maltraitaient.

C’est ainsi qu’il ne va ménager ni les moyens ni les efforts pour arriver à ce qu’il veut dans la propriété familiale mais aussi dans bien d’autres domaines.

Fort de la société qu’il a créée, il rachète successivement le Domaine Cigalus à Bizanet (Aude) et le Château Laville Bertrou sur la commune de La Livinière (Hérault). Après s’être installé au Château l’Hospitalet évoqué ci-dessus et développé une série d’activités d’œnotourisme autour du concept de l’Art de Vivre, il fait successivement l’acquisition du Château Aigues Vives, en Corbières Boutenac, puis du Domaine de la Sauvageonne, en Terrasses du Larzac. L’extension se poursuit sur le cru Malepère, avec la prise en main de l’exploitation du Château de La Soujeole.

Après avoir posé la première pierre de la nouvelle cave de vinification et d’embouteillage éco-conçue et dessinée par J.F. Lusher sur le piémont de la Clape à Narbonne, il reprend l’exploitation du Château des Karantes et du Château de Tarailhan dans l’appellation La Clape et dévoile enfin le Clos d’Ora, véritable Grand Cru du Languedoc appelé à devenir le fleuron de ses productions.

Aujourd’hui, la large gamme des vins de Gérard Bertrand permet en fait de satisfaire presque toutes les soifs. Ainsi, en commençant par le simple mais parfait Gris Blanc, archétype même du rosé très clair que l’on déguste en plein soleil à la terrasse ou au bord d’une piscine.

On trouve ensuite une série de flacons on ne peut plus charmeurs, comme le très séduisant X-Extra Blanc, qui se qualifie lui-même sans trop d’erreur de "gourmand, frais et intense". Montant en gamme, on ne rencontre que de bonnes surprises et ceci dans les trois couleurs. Ainsi, au fil des châteaux Cigalus et, bien entendu Clos d’Ora mais également dans des domaines comme celui de l’Aigle.

Pour en savoir plus : www.gerard-bertrand.com