Consommation La chaîne d’ameublement suédoise songe sérieusement à diversifier son offre.

Si Ikea s’est toujours défendu d’attirer une clientèle spécifique avec son offre de restauration, force est de constater que le géant suédois change désormais son fusil d’épaule, au point de songer à ouvrir des restaurants en dehors de ses magasins de meubles.

La division food du groupe est d’ailleurs celle qui progresse le plus. Alors qu’auparavant le restaurant n’était qu’un produit d’appel, destiné à vendre toujours plus de meubles en kit, l’offre s’est clairement diversifiée au fil des ans.

Au-delà des caisses, à côté des sacro-saints hot-dogs à des prix défiant toute concurrence, les clients avaient déjà la possibilité d’acheter des aliments surgelés pour reproduire à la maison les grands classiques servis dans les restaurants, les fameuses boulettes en tête.

Le restaurant, ouvert toute la journée, était aussi une halte bienvenue pour des clients qui restaient parfois de longues heures dans le magasin. Que ce soit pour un repas éclair à midi ou une pâtisserie dans l’après-midi, faire rester la clientèle un maximum de temps dans le magasin était le meilleur moyen de lui vendre encore quelques articles, en profitant du temps passé à table pour mûrir la réflexion.

Mais, depuis quelques années, Ikea s’est rendu compte que ses restaurants avaient un véritable potentiel. Il suffit de s’y rendre à l’heure du déjeuner pour constater que de nombreuses personnes y sont attablées à seule fin de se restaurer.

Ikea a d’ailleurs étoffé considérablement son offre pour se départir des boulettes et autres spécialités suédoises en misant avant tout sur une cuisine plus saine. Et les résultats ont suivi, la branche food n’ayant cessé de voir son chiffre d’affaires augmenter et peser de plus en plus lourd sur l’ensemble des activités du groupe.

Les chiffres sont d’ailleurs éloquents : 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2016 pour quelque 650 millions de repas servis ! Certes, sur les 34,2 milliards de chiffre d’affaires du groupe, cela ne représente peut-être que 5 %, mais on en mesure mieux l’impact quand on sait que 30 % des visiteurs poussent la porte des points de vente dans l’unique but de se rendre au restaurant.

Avec un concept visant à maintenir des prix bas tout en augmentant la qualité de l’assiette et en la rendant plus saine, l’idée d’une véritable chaîne de restaurants indépendante a plus que fait son chemin. Voilà un concurrent inattendu pour les chaînes dont l’unique activité est la restauration, même si l’offre ne débarquera pas demain !