Consommation

Julie Frère, porte-parole de Test Achats, vous révèle ses bons tuyaux conso chaque semaine.

Environ 7 Belges sur 10 consomment des chewing-gums et la plupart le jettent par terre au lieu de le mettre dans une poubelle. Le chewing-gum serait le deuxième déchet le plus polluant au monde. S’il était autrefois naturel, il est aujourd’hui fabriqué à partir de substances chimiques issues de l’industrie du pétrole.

Ce mélange de polymères synthétiques qui constitue la gomme de base, auquel s’ajoutent des colorants, arômes et sucres, n’est pas biodégradable. Abandonné dans la nature, il faut à peu près 5 ans pour qu’un chewing-gum se désagrège. Il relargue ainsi dans l’environnement tous ses composants chimiques qui peuvent polluer les cours d’eau ou les sols.

Un tout petit effort

En outre, les chewing-gums reviennent aussi cher en nettoyage aux autorités publiques. Ils adhèrent en effet fermement aux trottoirs et il n’est pas aisé de les décoller. Ils coûtent environ 5 centimes à l’achat, mais 3 fois plus à nettoyer.

À Villers-la-Ville, des boîtes spéciales pour récolter les chewing-gums ont vu le jour. Mais les poubelles de rue sont aussi là pour réceptionner vos chewing-gums. Autant les utiliser, car vous risquez une amende de 100 euros si un agent vous surprend à cracher votre chewing-gum à terre.

Que penser du carburant E85 super Éthanol vendu à l’étranger ?

La E85 est un carburant spécial, pour lequel des moteurs spécifiques, et donc des véhicules spécifiques, dits flexfuel, sont nécessaires. Un véhicule ordinaire ne peut pas l’utiliser, à moins d’être équipé d’un boîtier d’adaptation.

Les stations-service distribuant la E85 sont limitées, ce qui fait que la quantité de voitures vendues est peu importante, ce qui n’encourage pas l’augmentation du nombre de pompes proposant la E85, etc. Si les politiciens décidaient de soutenir ce carburant, davantage de gens l’utiliseraient (comme en Suède).

La E85 est un mélange de biocarburant, d’éthanol et d’essence. Majoritairement renouvelable, elle permet de limiter la consommation en énergie fossile et coûte moins cher que l’essence ordinaire. Les végétaux comme la betterave ou la canne à sucre, riches en saccharose, ou ceux comme le blé ou le maïs, qui contiennent de l’amidon, peuvent être transformés en bioéthanol par fermentation et distillation.

Les performances de la E85 seraient meilleures que celles de l’essence classique, mais sa consommation serait plus élevée. Certains détracteurs affirment que l’utilisation de biocarburants pourrait faire augmenter les prix des aliments ou provoquer l’exploitation de réserves naturelles.

Son nom décodé

Le E représente le bioéthanol et le chiffre qui suit, le pourcentage maximum présent.

La E10 contient donc jusqu’à 10 % d’éthanol.

La E85 en contient à 85 %.