Consommation Ses ventes ont fortement chuté l’an dernier alors que le cidre peut… sabrer le champagne : + 26 % en 2016.

Les amateurs les attendent non sans une certaine impatience : les foires aux vins vont bientôt battre leur plein.

Si le Belge reste un amateur de vin, sa consommation a pas mal fléchi l’an dernier, selon les chiffres Tendances du marché 2016 communiqués jeudi par Carrefour sur base des données de la société Nielsen, qui mesure notre consommation.

Ainsi, les ventes de vins tranquilles - non effervescents - ont baissé de quelque 4,7 % dans l’ensemble du pays, avec des chutes plus prononcées en Flandre. La France trinque alors que les vins européens hors France - italiens et espagnols - tiennent la route.

Dans ce marché difficile, c’est surtout le vin rouge qui perd de sa superbe, avec une baisse de 7,7 %, sensiblement supérieure à la moyenne, donc. La consommation de rosé et de blanc est par contre restée stable, sans doute aidée par un mois d’août assez estival favorisant les bouteilles plus associées aux chaleurs de l’été.

Les vins de Bordeaux sont à nouveau les grands perdants auprès des consommateurs belges : la baisse est de 12,6 % en volumes pour l’année 2016. La chute est particulièrement spectaculaire dans le nord du pays, avec des dégringolades de 16,4 % dans les provinces d’Anvers et de Limbourg. Les vins de bordeaux sont traditionnellement plus appréciés à Bruxelles et en Wallonie (particulièrement dans le Hainaut).

Si le bordeaux reste le vin préféré des Belges, cette chute n’en est pas moins spectaculaire après, déjà, des années difficiles.

Les vins effervescents tiennent bien mieux la route : si la consommation est en baisse de 2,1 %, le chiffre d’affaires est en hausse.

Toutes les bulles ne connaissent pas le même sort. Le cidre peut en quelque sorte sabrer le champagne : les ventes ont augmenté de 26 % en volume, avec des bons de plus de 40 % dans les deux Flandre. Le crémant a lui piqué du nez (-15,6 %).

Le Prosecco et le Cava se maintiennent tant bien que mal : baisse globale de 1,3 % de l’Italien et de 2,3 % de l’Espagnol. La progression se poursuit toutefois en Wallonie.