Consommation Le Passendale, mais aussi le pavé à la Leffe, sont mitonnés au cœur de la Flandre rurale.

Le bruit est régulier. Toutes les cinq ou six secondes, un son mat retentit dans l’une des salles de la fromagerie de Passendale, située dans les plaines flamandes durement meurtries durant la Première Guerre mondiale.

Le mouvement, régulier, a pour but de démouler ce fromage ressemblant à un pain de campagne.

À l’heure de l’automatisation dans tellement d’industries, le Passendale bénéficie toujours d’une forte intervention humaine.

"Le caillé est mis manuellement dans un sac artisanal", explique Irène Colin, Plant Manager. Ce sac est alors suspendu pendant 24 heures.

C’est de la sorte que le Passendale prend naturellement sa forme de boule. "Chaque boule est unique. En effet, on ne presse pas le caillé pour avoir une belle forme ronde. Le Passendale est fait quasiment à la main du début à la fin."

Il y a parfois quelques fromages un brin difformes, dont le cheminement s’arrête en fin de chaîne de production.

Le périple du Passendale ayant passé ce test de qualité ne fait lui que commencer. Un long processus d’affinage lui donnera, après de longs mois, son goût si particulier.

Le pavé à la Leffe a lui aussi un goût très particulier. Et pour cause. Il est le premier fromage belge à être un vrai fromage à la bière, et non pas simplement lavé à la bière.

La différence est nette : ce n’est pas un maigre 0,1 % de bière dans la composition du fromage mais bien 3 %. L’alcool s’évapore lors de la fermentation : il faudrait en fait manger 33 kilos de pavé pour ingurgiter l’équivalent d’une Leffe de 33 cl…

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