Consommation Fin 2017, l’alimentation devra contenir 5 % de calories en moins

La ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open VLD), a réussi à faire signer la Convention alimentation équilibrée par le secteur de l’alimentation.

En d’autres termes, les membres de la Fédération de l’Industrie alimentaire (Fevia) et de Comeos (la fédération des commerces et services) s’engagent à réduire la teneur énergétique des produits alimentaires qu’ils commercialisent ou mettent à disposition.

Chaînes de restaurant (Quick, Lunch Garden, McDonalds…), chocolatiers, cuisines collectives (Sodexo et les cantines…) et autres entreprises alimentaires devront réduire de 5 % l’apport calorique de leurs menus.

Réduire la taille de certaines portions est également évoqué dans certains restaurants.

La ministre et son cabinet affirment qu’une évaluation aura lieu fin 2017. Cependant, aucun contrôle n’est actuellement prévu. Et certains craignent que les signataires ne respectent pas leurs promesses. Qu’ils changent le sucre par d’autres solutions, pas toujours fort saines, par exemple. Ou qu’ils réduisent les portions et poussent le consommateur à l’achat.

Les responsables du secteur réfutent ces accusations. Annick Van Overstraeten, CEO de Lunch Garden, affirme que le secteur a accueilli cette convention "positivement". Elle est consciente que la route est longue avant d’atteindre des menus qui entrent dans les règles de la convention .

"Cette décision est tout à fait logique. On connaît tous les dangers des ennemis blancs (le sel et le sucre, NdlR) et des graisses, ajoute-t-elle . Les gens réalisent et optent souvent d’eux-mêmes pour une alimentation saine. Chacun fait attention à son niveau. Le faire au niveau de la chaîne Lunch Garden est logique. Tous les signataires du secteur sont des gens qui font leur métier de façon engagée et responsable et réalisent bien l’importance de cette convention. Je pense qu’on fait tous des efforts dans ce sens."


Conseils de diététiciens

La chaîne de restaurants fait partie des signataires. "Nous travaillons en étroite collaboration avec nos fournisseurs", explique Annick Van Overstraeten, CEO de Lunch Garden. "Des diététiciens nous donnent des conseils pour réduire le taux de sucre, de sel et de graisses de nos menus. Certains plats sont dans les normes, il faudra en retravailler certains autres, comme partout."

Elle est cependant consciente que les efforts ne seront pas toujours récompensés : "Chez nous, c’est self-service. On fait attention à l’équilibre mais à table, le client dispose de sel et de sucre et assaisonnera comme bon lui semble."


Sauces et boissons allégées au fastfood

Les fastfoods de l’enseigne Quick ont déjà procédé à quelques changements :

- Diminution de 30 % du nombre de graisse dans quasi toutes les sauces burgers.

- Introduction de l’option fruits dans les menus enfant.

- Création de l’option salade d’accompagnement pour remplacer les frites dans les menus.

- Augmentation de la gamme de boissons sans sucre.

- Le sel sur les frites est devenu optionnel.

- Le Chicken Wrap contient moins de calories (548 kcal) que quasi tous les burgers.

"Quick étudie quelles sont les autres opportunités existantes pour continuer à diminuer le taux de graisse", ajoute-t-on.


Chocolat moins sucré 

Chez Barry Callebaut, on précise que la "convention s’inscrit dans les tendances que Barry Callebaut avait prévues"

Dans cette optique, une gamme de chocolat (fondant, blanc et au lait) a été créée avec 30 % de sucre en moins. Du chocolat sans sucre ajouté et une gamme sans sucre existent aussi. Des produits divers, enfin, contiennent des édulcorants, de la stévia et des fructoses pour remplacer le sucre.