Consommation

D'après une enquête menée en mars 2017 par Test-Achats dans plus d'une cinquantaine de centres de jardinage et de magasins de bricolage en Belgique, très peu conseillent correctement leurs clients en fonction de la législation sur les désherbants chimiques, souligne l'organisation jeudi dans un communiqué. Depuis fin 2016, les magasins où l'on vend des herbicides chimiques sont légalement tenus d'afficher des posters élaborés par les autorités publiques, qui reprennent les questions à se poser avant l'utilisation d'un pesticide et renseignent les moyens de lutte alternatifs disponibles.

Or, selon Test-Achats, moins de la moitié des commerces (25/54) avaient affiché ces posters lors de la visite de ses enquêteurs. Et à la question de savoir comment éliminer des mauvaises herbes d'une descente de garage ou d'un trottoir, 80% ont recommandé l'utilisation d'un produit à base de glyphosate. Cette substance chimique, soupçonnée d'être cancérigène et présente dans les désherbants les plus connus comme le Roundup - produit phare de la multinationale Monsanto et le plus utilisé au monde - est pourtant interdite pour les particuliers depuis décembre 2016 en Région bruxelloise. Elle l'est également depuis ce jeudi 1er juin en Wallonie.

Dans 16 des 54 points de vente, le vendeur a proposé des produits à base d'acides gras, d'acide pélargonique ou d'acide acétique, présentés comme "naturels" ou "écologiques", alors que ces produits sont également prohibés pour les particuliers s'ils sont à diluer, pointe encore Test-Achats.

Quelques-uns seulement ont proposé des alternatives "vertes", comme des brûleurs de mauvaises herbes, ou l'utilisation de l'eau de cuisson des pommes de terre ou des pâtes pour éliminer les végétaux indésirables.