Consommation Malgré une inflation légère, de nombreux produits ont vu leur prix fortement augmenter.

L’Observatoire des prix a communiqué son rapport annuel hier. Bonne nouvelle : l’inflation n’est que de 0,6 %, soit à peine plus que l’an dernier (0,5 %). Mais cela ne signifie pas pour autant que les prix n’ont pas augmenté dans certaines catégories de produits. Du côté des produits alimentaires non transformés, comme les fruits et légumes, la hausse des prix est même très marquée (7,5 %). Au cours des 5 dernières années, on observe même que le prix des fruits a le plus augmenté (10,5 %), tandis que les légumes voient leurs prix grimper de 3,5 %. Alors que, de manière générale, les fruits, légumes, viandes et poissons avaient en moyenne diminué de 1,3 % en 2014, leur prix est reparti à la hausse en 2015 (+2,1 %).

Fort heureusement, tout n’a pas suivi la même courbe. Avec le saut d’index, le pouvoir d’achat du Belge aurait pu s’en ressentir plus lourdement. Mais c’est surtout dans le domaine de l’énergie que le Belge a pu réaliser des économies. Malgré une hausse importante des coûts de l’électricité (+14,1 % en 5 ans !), le prix des carburants et du mazout de chauffage a permis de compenser, avec des baisses respectives de 1,3 % et 8,5 % sur ces deux denrées en l’espace de 5 ans. La baisse des prix pétroliers a même été vertigineuse entre 2014 et 2015, tout bénéfice pour les ménages belges (-36,3 %). Précisons que si l’électricité échappe à la tendance, c’est principalement en raison de la hausse de la TVA appliquée, passant de 6 à 21 % !

En la matière, même si l’on a tendance à crier au loup, on peut se réjouir de tarifs sur le gaz et l’électricité respectivement moins chers de 9,2 et 9,3 % par rapport à nos pays voisins. Mais, hélas, la vie n’est pas pour autant meilleur marché en Belgique. Sucre, pain céréales, bières, eaux minérales, café, thé, cacao, confiture ou encore chocolat ont vu leur prix grimper de manière bien plus importante en Belgique que chez ces mêmes voisins. Et ce alors que le prix des matières premières est lui… en baisse.

Conclusion : la marge des distributeurs est-elle plus confortable ? "Oui, si l’on ne se réfère qu’à la marge brute, souligne l’Observatoire des prix. Mais cela ne veut pas dire que les distributeurs augmentent leurs bénéfices. Ils ont d’autres coûts, comme les frais de personnel ou énergétiques."

De même, si le prix du lait est en forte augmentation, c’est en grande partie parce que la grande distribution est obligée de verser 14 cents par litre au fonds destiné à soutenir les producteurs…