Consommation

Un Belge sur deux s’offre un tête-à-tête au resto pour la Saint-Valentin.

Avis aux distraits : la Saint-Valentin, c’est mercredi. Et si Valentine aime dire que le plus important n’est pas de recevoir un cadeau de son chéri, mieux vaut ne pas arriver les mains vides le 14 février. Le Belge semble avoir bien compris la leçon.

Ainsi, depuis 2015, les Valentins ont dépensé en moyenne 11 % de plus pour l’être cher et l’on note une augmentation de 36 % de transactions à cette période, selon une étude menée par Mastercard.

Néanmoins, si le budget moyen a augmenté, le choix des dépenses sentimentales demeure constant depuis quelques années : les consommateurs continuent d’investir davantage dans les expériences que dans les biens matériels.

Tout comme les années précédentes, la manière la plus populaire d’atteindre le cœur de l’être aimé reste son estomac. La soirée en amoureux au restaurant occupe en effet la première place du classement avec 62 % des dépenses et 74 % des transactions en 2017.

Une étude menée par ING l’an dernier révélait d’ailleurs qu’un Belge sur deux s’offre un tête-à-tête au restaurant pour la Saint-Valentin.

Autre formule qui grimpe en flèche : offrir à son partenaire un voyage inoubliable (en avion ou en train). Le nombre de transactions a augmenté de 67 % en 2017 et représente désormais 15 % des dépenses totales à la période la plus romantique de l’année. Le séjour à l’hôtel reste lui aussi un incontournable, avec 15 % des dépenses.

En revanche , Mesdames, ne vous attendez pas à recevoir des bijoux, cet achat onéreux étant de moins en moins prisé. Les Belges ont dépensé 24 % de plus en fleurs en 2017 qu’en 2015 et on dénombre une augmentation de 35 % du nombre de transactions, la preuve que les symboles du romantisme leur tiennent à cœur. Si le nombre de transactions pour les objets de joaillerie a augmenté de 3 % au cours des trois dernières années, le montant total dépensé par les consommateurs a diminué de 21 %.

Les achats en ligne, souvent prisés à la période des fêtes de fin d’année, gagnent aussi en popularité à la Saint-Valentin. Le nombre de transactions e-commerce a en effet fait un bond de 632 % entre 2015 et 2017.

Quant au budget, l’étude d’ING révèle une certaine radinerie puisque 20 % des néerlandophones et 10 % des francophones refusent de dépenser plus de 10 € pour un cadeau. Seuls 17 % des Belges dépensent d’ailleurs plus de 100 €…

© BUREAUX R�GIONAUX

Noël, Saint-Nicolas, Halloween… dépenses frénétiques

Si, pour carnaval, le Belge ne semble pas enclin à dépenser des fortunes pour s’offrir un costume, il n’en va pas de même pour les autres fêtes dites commerciale. En la matière, Saint-Valentin et Halloween sont les plus parlantes. Toutes deux construites de toutes pièces et importées, elles suscitent un engouement de plus en plus important d’année en année. À Halloween, on dépense d’ailleurs plus qu’à carnaval pour se déguiser. “Il n’est pas rare que certains mettent jusqu’à 70-80 € pour un costume.”

Autre poste important de dépenses pour les familles : en 2017, le budget moyen par enfant était de 68 €, rien que pour l’achat des jouets. Et on remet généralement ça à Noël, la fête la plus onéreuse pour les familles qui ont dépensé l’an dernier quelque 432 € en moyenne (cadeaux et repas compris).

Si l’on y rajoute Pâques, avec un budget similaire à celui consacré à la Saint-Nicolas (autour de 70 €), c’est pas moins de 700 € en moyenne chaque année que le Belge consacre aux dépenses de plaisir durant les fêtes.

Si l’on compte encore les quelque 300 € pour les stages des enfants pendant les congés scolaires, c’est un bon millier d’euros qui est englouti sur l’année.

V. S.