Consommation

Produit emblématique de la marque, de par son rôle de vitrine technologique et son passé explosif, le grand smartphone vient d'être renouvelé. Premier bilan.

Il n’y a pas que le cours du gardien de but espagnol qui s’envole : dans le genre record, la livrée du Galaxy Note que Samsung vient de déflorer se pose là. Vaisseau-amiral de la marque toujours solidement arrimée à sa position de n°1 du secteur en termes de vente (derrière un Huawei qui semble avoir doublé Apple pour de bon), le nouveau Note “a toujours été notre carte de visite en matière de technologie. Le Galaxy Note 9 ne fait pas exception à la règle. Il a été conçu pour atteindre le niveau de performance, de puissance et d’intelligence que les utilisateurs assidus d’aujourd’hui recherchent et dont ils ont besoin”, dixit Serge Vandriessche, Country Director Mobile chez Samsung Belgique. Qui ne se prive pas d’ajouter que “les fans du Note sont les plus loyaux de Samsung”. Même l’explosif épisode du Galaxy Note 7, mort-né, n’a pas durablement entaché la réputation du grand terminal à stylet.

La phablette revient, donc, pétrie d’améliorations technologiques, mais sans refonte majeure, et assortie d’un tarif trahissant une confiance totale du géant sud-coréen en son produit : en version 512 Go de mémoire de stockage (ROM), le Note 9, dispo en Belgique dès le 24 août, coûtera pas moins de 1.249 € ! Heureusement, le coeur des ventes s’opérera sur la version 128 Go (une capacité largement suffisante, d’autant qu’elle peut-être augmentée par l’installation d’une carte mémoire microSD), elle, proposée à 999 €.

L'une des nouveautés majeures du Note 9 repose dans son endurance renforcée. C’est la première fois que Samsung monte, dans son écosystème de smartphones Galaxy, une batterie pourvue d’une capacité de 4.000 mAh, une autonomie que la concurrence propose déjà (Huawei Mate 9, Mate 10, Mate 10 Pro et P20 Pro, Xiaomi RedMI Note 5, Asus Zenfone 4 Max,...), même si le nombre élevé de milliampères-heure n’est pas le seul critère qui fait un smartphone endurant (optimisation logicielle, appétit énergétique de l’écran, présence ou non d’une surcouche plus ou moins lourde...).

Autre upgrade : l‘appareil photo principal hérite du double capteur monté sur le Galaxy S9+, à ouverture variable, et dont on sait la force en conditions de basse luminosité. La présence d’un stylet connecté (désormais en Bluetooth) encore plus avancé qu’au préalable (et même capable de déclencher l’appareil photo à distance) est aussi assurée.

En revanche, le déplacement (réclamé, tant il était mal situé sur le Note 8, au vu de la taille du bestiau dans la main) du lecteur d’empreintes digitales sur la face avant du terminal n’a pas été retenu par les pontes de Samsung, qui maintiennent leur senseur biométrique au dos de l’engin, mais sous le double capteur photo (et non juste à côté, comme sur la précédente itération).

Pour le reste, le monstre technique (6 ou 8 Go de mémoire vive - RAM - selon le modèle; processeur octo-core gravé en 10 nm,...) ressemble, écrivons-le, à s’y méprendre à son devancier, ce qui témoigne une fois encore de l’aboutissement structurel qui frappe le secteur, le smartphone étant un produit définitivement mûr.

Samsung a également profité de l’occasion pour annoncer sa nouvelle montre connectée Galaxy Watch, et sa batterie promise à 80 heures d’autonomie. Disponible dès 309 €, elle arrivera début septembre. Un mois où Apple devrait, comme à son habitude, reprendre les spotlights estivaux laissés à son meilleur ennemi sud-coréen.