Consommation

Colruyt a annoncé vendredi par communiqué qu'il suspendait sa collaboration avec l'entièreté du groupe Verbist, et ce pour des raisons éthiques.

"Cela signifie qu'aucune nouvelle commande ne sera passée auprès des différents abattoirs du groupe Verbist", a souligné l'enseigne. Veviba s'est vu retirer ses agréments pour un atelier de découpe et un surgélateur industriel situés à Bastogne, après qu'une perquisition menée par un juge d'instruction a révélé des infractions, dont certaines représentent un risque sanitaire. "Nous réalisons que l'impact auprès des éleveurs est très important et recherchons comment, ensemble avec d'autres parties prenantes, nous pouvons leur apporter des solutions. De tels événements nuisent non seulement à notre réputation mais aussi à celle de la filière dans son ensemble. C'est aussi pourquoi nous sommes en train d'évaluer si des poursuites doivent être engagées", a souligné Colruyt.

Les clients "ne trouveront plus aucun produit ayant transité par l'atelier de découpe ou la salle de congélation de Veviba à Bastogne. Nous avons procédé hier (jeudi) au retrait de tous ces produits des rayons de Colruyt, OKay et Bio-Planet, soit une dizaine de préparations. Les préparations figurant aujourd'hui dans nos rayons proviennent d'autres fournisseurs et ne présentent aucun risque pour la santé."

Seules les carcasses en provenance du site d'abattage de Veviba ont été conservées et seront travaillées dans son propre atelier de découpe, a précisé Colruyt qui rappelle que le site d'abattage de Veviba n'a pas été mis en cause.

Quant à Delhaize, la chaîne a annoncé vendredi midi qu'elle mettait un terme définitif, avec effet immédiat, à sa coopération avec toutes les filiales du groupe Veviba, estimant que "toute violation de la sécurité alimentaire est inacceptable".

Les infractions constatées sur le site bastognard concernent la falsification de renseignements sur la date de congélation de la viande et une non-conformité de plus de 50% des produits contrôlés.

Carrefour suspend sa collaboration avec l'abattoir Adriaens

La chaîne de magasins Carrefour a annoncé vendredi qu'elle suspendait provisoirement sa collaboration avec l'abattoir Adriaens, propriété du groupe Verbist, qui fait actuellement l'objet d'une enquête, a indiqué son porte-parole Baptiste van Outryve à l'agence Belga. "Nous ne voulons laisser planer aucun doute dans le chef des consommateurs sur la qualité des produits que nous proposons." L'entreprise a rappelé qu'elle n'était pas concernée par le scandale qui a éclaté autour de Veviba à Bastogne, puisque l'enseigne ne fait pas venir de viande de cette filiale du groupe Verbist. Le groupe souligne que la qualité de la viande a toujours été garantie étant donné que Carrefour livre ses propres bêtes et ne les fait pas retravailler par la société incriminée.

Cette semaine, l'abattoir Adriaens a fait l'objet de plusieurs contrôles inopinés demandés par Carrefour et effectués par une instance de contrôle externe, a ajouté Baptiste van Outryve. "Compte tenu de l'enquête en cours au sein du groupe Verbist, et afin de lever tout soupçon, nous avons suspendu la collaboration avec l'abattoir de Velzeke jusqu'à nouvel ordre."

Colruyt a suspendu sa collaboration avec l'entièreté du groupe Verbist tandis que Delhaize a mis un terme définitif à sa coopération avec Veviba. Les deux chaînes ont précisé qu'elles entameraient des poursuites judiciaires à l'encontre de l'entreprise pour avoir entaché leur réputation.

Veviba s'est vu retirer ses agréments mercredi pour un atelier de découpe et un surgélateur industriel situés à Bastogne, après qu'une perquisition menée par un juge d'instruction a révélé des infractions, dont certaines représentent un risque sanitaire. Les infractions constatées chez Veviba concernent la falsification de renseignements sur la date de congélation de la viande et une non-conformité de plus de 50% des produits contrôlés.