Consommation Les commerçants y ont massivement recours, ne pouvant afficher de promos.

La période d’attente a commencé hier, ce qui implique que les magasins de vêtements, de chaussures et d’articles de maroquinerie ne peuvent pas afficher ou suggérer des réductions jusqu’au vendredi 29 juin inclus.

Mais, cela fait déjà plusieurs années que les commerçants utilisent ce stratagème pour offrir des réductions à leurs clients avant les soldes.

Il ressort en effet d’une enquête du SNI, à laquelle 463 commerçants de détail ont participé, que quasiment 4 commerçants sur 10 feront des ventes couplées pendant la période d’attente, même si 74 % des sondés ne trouvent pas que c’est une bonne pratique.

Tous sont visiblement contraints d’y recourir, les concurrents ne s’en privant pas. "Cet effet multiplicateur s’avère carrément néfaste pour les petits magasins de mode, pointe le SNI . La période d’attente commence ce jeudi 31 mai pour les magasins de vêtements, de chaussures et d’articles de maroquinerie. Il leur est légalement interdit d’annoncer ou de suggérer des réductions jusqu’aux soldes, qui débuteront le samedi 30 juin. Une législation européenne autorise pourtant la vente couplée (par exemple, vous achetez deux vêtements et le troisième est gratuit). Les magasins sont également autorisés à pratiquer des soldes déguisés pendant la période d’attente, c’est-à-dire qu’ils peuvent informer leurs clients que certains articles sont vendus à un prix réduit."

Alors, est-ce encore bien utile d’imposer des périodes de soldes, ou à tout le moins cette interdiction d’afficher des réductions avant les soldes. "En effet, la plupart des partis de la majorité au gouvernement fédéral sont favorables à la suppression de la période d’attente. Pourtant, toutes les études, y compris celle commandée et réalisée par le gouvernement fédéral, démontrent qu’une majorité des commerçants de détail du secteur de la mode souhaitent que la période d’attente continue à exister, ce qui n’est pas illogique car, sans la période d’attente, il serait impossible pour les détaillants de mode de combattre les grandes chaînes."