Consommation

L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire a directement informé la justice lorsqu'une fraude a été détectée avec la société Veviba au Kosovo, selon un rapport de l'Afsca dont le quotidien De Tijd a pris connaissance. 

La justice refuse de transmettre le rapport au parlement, qui se penchera à nouveau sur le scandale alimentaire lundi. Selon le rapport que le Tijd a pu consulter, l'agence fédérale a fait son travail.

Le 27 septembre 2016, les autorités kosovares ont averti les services vétérinaires en Belgique que les étiquettes d'un lot de viande de l'entreprise Veviba ne correspondaient pas au contenu.

Le 30 septembre 2016, les services de l'Afsca ont été informés par l'ambassade belge à Pristina.

Le 6 octobre 2016, un procès verbal d'infraction est rendu au procureur Dimitri Gourdange du parquet de Neufchateau.

Le 21 octobre, un dossier judiciaire est ouvert, entraînant le secret judiciaire.

Le 10 mars 2017, une rencontre est organisée avec le procureur du roi de Neufchateau à la demande de l'Afsca, qui demande d'accélérer la cadence dans le dossier Veviba et dans d'autres dossiers transmis par l'agence. Le procureur répond qu'il faut attendre l'enquête.

D'autres réunions ont lieu jusqu'au 28 février 2018, date à laquelle Veviba a subi un contrôle sur son site de Bastogne. Le 3 mars, un PV d'infraction est dressé. Le 6 mars, l'Afsca reçoit du juge d'instruction Thierry Maes l'autorisation de donner une suite administrative aux infractions constatées.