Consommation L’équipementier allemand se frotte les mains. Chaque maillot vendu est une victoire.

Pour les marques, être l’équipementier officiel d’une équipe de foot qui gagne, ça rapporte bien plus que l’investissement consenti. En effet, si les contrats se négocient généralement à coups de millions, le retour sur investissement est quasiment garanti par la vente de maillots.

Une étude détaillée du cabinet de recherche allemand PR-Marketing révèle en effet les détails juteux des retombées pour les marques distributrices des équipements de nos stars. Sans surprise, le coût de fabrication ne pèse pas bien dans l’équation. Avec un prix de vente au détail moyen de 63,04 € par vareuse (celle des Diables atteint parfois 85 € !), il ne faut guère compter plus de 6,11 € pour la fabrication.

Les petites mains qui confectionnent les équipements sont localisées dans des pays où le coût de la main-d’œuvre est particulièrement ridicule. "Payée moins de 10 centimes la minute, la femme qui coud le vêtement dans l’usine gagnera à peine 1 euro par maillot", révèle Peter Rohlmann, un expert de PR-Marketing. Ajoutez à cela les frais de marketing, de transport et les commissions pour les distributeurs et les fédérations ou directions de club, cela laisse une marge plus que considérable aux équipementiers. D’après PR-Marketing, elle s’élève à 12,06 € en moyenne.

Faites les comptes. Si 100.000 supporters belges achètent le maillot des Diables à l’occasion de cet Euro, l’investissement est déjà remboursé. Sans compter que les parents fans des Diables sont nombreux à équiper leur rejeton de la tête aux pieds. Avec les trois bandes bien visibles, naturellement, sur le maillot non seulement, mais aussi sur le short, les chaussettes et, pourquoi pas, les chaussures. Allez les Diables, on… compte sur vous. Surtout chez Adidas.

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