Consommation Une production moins importante pour 2017 et un succès grandissant pourraient mener à une pénurie

Le rosé serait-il victime de son succès ? Avec une demande en constante augmentation et une production moins importante en 2017, ce vin pourrait venir à manquer cet été sur nos tables, annoncent nos confrères des Échos.

La consommation mondiale de vin rosé a crû de 31 % au cours de ces quinze dernières années grâce à la diversification de l’offre et à la désaisonnalisation progressive de ce vin. On en trouve désormais toute l’année et non plus seulement l’été.

Le nombre de pays importateurs a également crû de 16 % au cours des quinze dernières années. La France reste le premier producteur de rosés avec un tiers des volumes mais aussi le premier exportateur, avec 32 % des rosés exportés. Enfin, l’Hexagone est le premier consommateur de ce breuvage : une bouteille de vin qui y est vendue sur trois est un rosé. Chaque Français en consomme en moyenne une vingtaine par an.

Victime de ce succès croissant, la France manque de vins, particulièrement sur le millésime 2017 dont les volumes sont en recul. L’année 2017 s’inscrit dans un contexte général de récolte historiquement faible. En conséquence, les volumes de production en pâtissent.

Même si, avec ses 6,4 millions d’hectolitres annuels, la France caracole toujours en tête, loin devant l’Espagne, les États-Unis et l’Italie. Ces quatre pays fournissent à eux seuls 75 % de la production mondiale.