Consommation Des joujoux mais aussi des friandises par milliers à l’occasion du 6 décembre.

Avec Pâques, la Saint-Nicolas est une période d’intense activité pour les chocolatiers. Le Belge n’a pas qu’une brique dans le ventre, il y fait une large place au chocolat. Au niveau des plus gros consommateurs, il se classe d’ailleurs en deuxième position mondiale, juste derrière les Allemands qui en ingurgitent pas moins de 8 kilos par an. Mieux que les Suisses, autre patrie du chocolat, que les Anglais et les Français.

À Pâques, ce sont les œufs qui ont la cote : 130 millions de pièces rien que pour Milka, le géant du secteur, à destination du marché belge. Chaque famille en consomme environ 1,5 kilo déposé par les cloches, soit autant que les sujets et autres friandises apportés par saint Nicolas.

"Ce sont en effet deux périodes comparables en termes de volumes", explique Baptiste van Outryve, porte-parole de Carrefour. "Mais la consommation n’est pas tout à fait identique à Pâques ou à Saint-Nicolas. En fin d’année, la période de consommation est plus longue. Ce qu’on remarque, de manière générale, c’est que le Belge est friand de chocolat tout au long de l’année, même si la consommation baisse en été. Dès lors, même avec ces produits saisonniers, les clients achètent dès que les œufs ou les figurines sont en rayon." Raison pour laquelle, bien avant le 6 décembre ou le week-end de Pâques, les rayons regorgent déjà de chocolats.

Si le 6 décembre sera la journée phare pour les enfants, heureux de découvrir leurs cadeaux (et friandises) devant la cheminée, c’est cependant sur une période bien plus longue que s’étalent la vente et la consommation de chocolat.

"C’est là aussi une différence fondamentale avec le comportement d’achat à Pâques. Les ventes se poursuivent même après Saint-Nicolas. Certes, pour les figurines, c’est moins le cas, mais les fêtes de fin d’année, grosso modo tout le mois de décembre, c’est l’occasion de se faire plaisir et de faire plaisir. On offre donc aussi beaucoup de chocolat, bien après le 6 décembre. On le remarque notamment avec des produits tels que les "Merci", qui voient leurs ventes évoluer fortement Au total, sur plusieurs semaines, on atteint donc des volumes similaires à ceux écoulés à Pâques."

Soit, environ 10 % des ventes annuelles, pour quelque 47 millions d’euros de chiffre d’affaires.